Trouvez-vous que l'épicerie coûte cher ?
Bien j'espère ! Parce que c'est le cas. Selon les travaux de l'économiste Sylvain Charlebois, professeur en distribution et politiques alimentaires à l'Université de Guelph, le prix moyen du panier d'épicerie aura été en augmentation constante au cours des trois dernières années, avec une augmentation de 10% en 2008 et 2009, de 3% en 2010 et de 5% en 2011. Heureusement pour nous, l'augmentation anticipée pour cette année est presque nulle, mais des produits comme le sucre, le café, le riz, le maïs et les arachides auront connu un bon astronomique dans les derniers mois, allant de 30% pour les arachides à 70% pour le maïs. Tout ceci crée énormément de pression sur les finances des familles, et il faut être très créatifs pour arriver à nourrir tout notre petit monde sans dépasser le budget.
C'est pour cela que cette semaine, je vous propose un petit défi épicerie: je me donne le défi de faire une épicerie, suffisante pour nourrir deux personnes, à 50$ ou moins, soit 30 à 40$ de moins que ce que Chéri et moi payons habituellement. Je vous partagerai les différentes étapes de ma planification hebdomadaire (car oui, ça prend de la planification), ainsi que mon menu de la semaine et mes petites stratégies pour éviter de retourner à l'épicerie une fois le marché de la semaine fait. Évidemment, je n'hésiterai pas à puiser dans mes réserves (c'est bien à cela qu'elles servent !), mais je vais aussi essayer de vous donner des trucs pour les exploiter au maximum (parce que des fois, ça fait du bien de ne pas payer un sou d'épicerie durant la semaine).
Donc, comme demain est le jour de l'épicerie (en tout cas, chez moi), voici toujours mes petits trucs pour réduire la facture d'épicerie.
1. Tenez-vous au courant des spéciaux: C'est très important de ne pas aller à l'épicerie sans être préparés. Ça m'arrive de parler avec mes amies de ma grande passion pour le fait d'aller faire des courses (j'aime vraiment ça, pour vrai là), et quand elles me disent qu'elles regardent les spéciaux qu'une fois rendues à l'épicerie, j'ai toujours un petit quelque chose qui ressemble à une bouffée d'angoisse. Comment font-elles pour être sûres qu'elles cuisineront ce qu'elles achètent pour ainsi éviter le gaspillage ? Comment font-elles pour être certaines qu'elles profitent d'un bon spécial, et non pas d'un rabais de quelques sous qui ne vaut pas la peine ? C'est peut-être mon côté monomaniaque, mais pour moi, il est impensable de ne pas au moins vérifier les aubaines de la semaine avant de se rendre au magasin. Le niveau deux de la préparation, ensuite, c'est de noter les différents spéciaux desquels on aime profiter (poitrines de poulet parées et désossées, yogourts individuels, barres tendres, etc.) et de voir les différentes fluctuations. Par exemple, les poitrines de poulet, au prix régulier, peuvent se vendre jusqu'à 8.99$/lb au prix régulier, c'est cher ! Elles tombent souvent en spécial à 2.99$ ou 3.29$, prix que je considère comme un très bon spécial. Si j'en ai besoin une semaine, et qu'elles sont à 3.49$, je vais considérer que c'est un rabais suffisant pour en acheter, mais hors de question que je les achète à un prix "spécial" (qui n'en est pas un) de 5.99 ou 6.99/lb. La meilleure façon de savoir ce qu'est un bon spécial pour nous, donc, c'est de regarder souvent les spéciaux et de faire un suivi. Pas besoin de se faire un tableau sur Excel là ! Juste quelques notes suffisent pour une bonne planification.
2. Faire un menu, et s'y tenir: Et surtout, faire le menu en fonction des spéciaux de l'épicerie, et non pas en fonction de ce qu'on a envie de manger. Donc une fois qu'on a épluché les circulaires (je m'en tiens aux deux épiceries auxquelles je peux aller à pied et à l'épicerie italienne où je me rends en autobus, mais c'est à vous de voir jusqu'où vous pouvez étendre votre territoire de chasse), on repère quelques aliments qui peuvent entrer dans notre répertoire de recettes sous plusieurs formes (du filet de porc, par exemple, qu'on peut sans doute apprêter de différentes façons durant la semaine, ou des épinards, qui sont super polyvalentes et peuvent se transformer en quiche, en potage ou en pesto en un rien de temps) et on construit le menu en fonction de ces aliments. On complète au besoin avec ce qu'on a dans nos réserves, et en dernier recours, on achète ce qui manque. Après, et c'est le plus dur, on s'en tient au menu, quitte à inverser des repas (parce que oui, je planifie aussi le jour où je cuisinerai les recettes que je choisis) pour adapter nos goûts du moment.
3. Faire une liste, et la suivre: C'est un des secrets pour éviter les traditionnelles chicanes conjugales pendant l'épicerie: faire la liste avant de partir, et n'acheter que ce qui se trouve sur cette liste. Si on n'en a pas besoin pour cuisiner ce qui est au menu, on n'en a pas besoin cette semaine-là. Évidemment, tout le monde a envie de gâteries de temps en temps. Planifiez-les dans vos achats de la semaine, comme ça, pas d'achats impulsifs qui viendront plomber le budget. Si vous avez envie d'un produit de luxe comme le homard, attendez la saison (règle d'or #1), attendez les spéciaux (habituellement 4.99$/lb à la fête des mères), et gavez-vous. Personne ne souhaite être privé non plus.
4. Intéressez-vous aux coupons rabais: Sans devenir obsessif comme les participantes de Accro aux coupons rabais (Extreme couponing en anglais), il est possible d'obtenir de bons rabais si on s'intéresse juste un peu aux coupons disponibles. Certaines sites offrent des coupons à imprimer directement à partir de notre ordinateur, d'autres nous les envoient par la poste. C'est une bonne façon d'économiser sur les produits pour la maison comme les nettoyants et le papier hygiénique. Pour les produits d'épicerie, surveillez les tear-pad en magasin, ces coupons qu'on place sur les tablettes et qu'il suffit de déchirer (d'où le nom de tear-pad). S'il s'agit d'un produit que vous utilisez souvent, n'hésitez pas à en prendre plusieurs ! Le meilleur, c'est quand on arrive à combiner les rabais. Par exemple, j'ai une vingtaine de coupons pour les petites cannettes de V8 que j'ai obtenu sur un tear-pad en magasin. Je ne les utilise pas chaque semaine, que nenni ! J'attends que l'emballage de six cannettes tombe en spécial à un très bon prix, comme 3 pour 5$ (1.66 chacun) et j'en achète plusieurs, en utilisant un coupon de 0.75$ de rabais pour chacun d'eux, ce qui fait que les emballages me reviennent à 0.91$ chacun... au lieu de 2.49$ au prix régulier. Qui dit mieux ? Des sites comme OnMagasine.ca peuvent vous aider à vous initier au merveilleux monde du couponing et à vous tenir au courant des bons deals en cours.
5. Faites des réserves: Quand un prix n'est pas mal, à l'épicerie, ou qu'on a une bonne occasion de combiner un rabais en épicerie et un coupon, faites des réserves. C'est bien moins cher d'acheter 3 douzaines d'oeufs quand elles sont en spécial à 3 pour 5$ (1.66$ la douzaine ou 0.14$ l'oeuf) que de les payer au prix régulier 3 semaines sur 4 (0.27$ l'oeuf). Même chose pour le fromage en brique (le Cracker Barrel Fort à 3$ au lieu de 7.49$ se conserve quelque chose comme 3 mois au frigo... a-t-on vraiment de bonnes raisons de l'acheter à plein prix dans ce temps là ?), les pâtes, les viandes qui se congèlent bien...
6. Mangez... végé: Évidemment, je prêche pour ma paroisse, mais les sources de protéines végétales sont, en général, beaucoup moins dispendieuses que les protéines animales (en plus d'être plus écologiques, et meilleures pour la santé). En réduisant votre apport en viande et volaille d'un ou deux repas par semaine, vous êtes assurés d'économiser une bonne partie de votre facture d'épicerie. Un sac de 2lb de légumineuses avec lequel on peut faire une vingtaine de portions coûte entre 2 et 4$. Un bloc de tofu ferme de 500g nourrit entre 3 et 4 personnes et coûte 2.50$. Combien de personnes pouvez nourrir avec 2.50$ de viande ?
7. Cuisinez !: Pourquoi acheter du pain, des barres tendres ou des muffins tout faits quand on peut en cuisiner des meilleurs au goût et des plus sains pour une fraction du prix en coût d'ingrédients bruts. Bon, ça demande, du temps, de la planification et de l'énergie, mais c'est valorisant d'apporter nos propres muffins au bureau et de voir le regard d'envie de nos collègues qui se contentent des galettes à l'avoine pleines de gras trans de la café. (Bon, bon, j'ai peut-être des sources de satisfaction étrange, j'en conviens).
Voilà ! Si vous avez d'autres trucs, n'hésitez pas à les partager dans les commentaires, et revenez tout au cours de la semaine prochaine pour lire les articles de la série "Défi Épicerie".
C'est pour cela que cette semaine, je vous propose un petit défi épicerie: je me donne le défi de faire une épicerie, suffisante pour nourrir deux personnes, à 50$ ou moins, soit 30 à 40$ de moins que ce que Chéri et moi payons habituellement. Je vous partagerai les différentes étapes de ma planification hebdomadaire (car oui, ça prend de la planification), ainsi que mon menu de la semaine et mes petites stratégies pour éviter de retourner à l'épicerie une fois le marché de la semaine fait. Évidemment, je n'hésiterai pas à puiser dans mes réserves (c'est bien à cela qu'elles servent !), mais je vais aussi essayer de vous donner des trucs pour les exploiter au maximum (parce que des fois, ça fait du bien de ne pas payer un sou d'épicerie durant la semaine).
Donc, comme demain est le jour de l'épicerie (en tout cas, chez moi), voici toujours mes petits trucs pour réduire la facture d'épicerie.
1. Tenez-vous au courant des spéciaux: C'est très important de ne pas aller à l'épicerie sans être préparés. Ça m'arrive de parler avec mes amies de ma grande passion pour le fait d'aller faire des courses (j'aime vraiment ça, pour vrai là), et quand elles me disent qu'elles regardent les spéciaux qu'une fois rendues à l'épicerie, j'ai toujours un petit quelque chose qui ressemble à une bouffée d'angoisse. Comment font-elles pour être sûres qu'elles cuisineront ce qu'elles achètent pour ainsi éviter le gaspillage ? Comment font-elles pour être certaines qu'elles profitent d'un bon spécial, et non pas d'un rabais de quelques sous qui ne vaut pas la peine ? C'est peut-être mon côté monomaniaque, mais pour moi, il est impensable de ne pas au moins vérifier les aubaines de la semaine avant de se rendre au magasin. Le niveau deux de la préparation, ensuite, c'est de noter les différents spéciaux desquels on aime profiter (poitrines de poulet parées et désossées, yogourts individuels, barres tendres, etc.) et de voir les différentes fluctuations. Par exemple, les poitrines de poulet, au prix régulier, peuvent se vendre jusqu'à 8.99$/lb au prix régulier, c'est cher ! Elles tombent souvent en spécial à 2.99$ ou 3.29$, prix que je considère comme un très bon spécial. Si j'en ai besoin une semaine, et qu'elles sont à 3.49$, je vais considérer que c'est un rabais suffisant pour en acheter, mais hors de question que je les achète à un prix "spécial" (qui n'en est pas un) de 5.99 ou 6.99/lb. La meilleure façon de savoir ce qu'est un bon spécial pour nous, donc, c'est de regarder souvent les spéciaux et de faire un suivi. Pas besoin de se faire un tableau sur Excel là ! Juste quelques notes suffisent pour une bonne planification.
2. Faire un menu, et s'y tenir: Et surtout, faire le menu en fonction des spéciaux de l'épicerie, et non pas en fonction de ce qu'on a envie de manger. Donc une fois qu'on a épluché les circulaires (je m'en tiens aux deux épiceries auxquelles je peux aller à pied et à l'épicerie italienne où je me rends en autobus, mais c'est à vous de voir jusqu'où vous pouvez étendre votre territoire de chasse), on repère quelques aliments qui peuvent entrer dans notre répertoire de recettes sous plusieurs formes (du filet de porc, par exemple, qu'on peut sans doute apprêter de différentes façons durant la semaine, ou des épinards, qui sont super polyvalentes et peuvent se transformer en quiche, en potage ou en pesto en un rien de temps) et on construit le menu en fonction de ces aliments. On complète au besoin avec ce qu'on a dans nos réserves, et en dernier recours, on achète ce qui manque. Après, et c'est le plus dur, on s'en tient au menu, quitte à inverser des repas (parce que oui, je planifie aussi le jour où je cuisinerai les recettes que je choisis) pour adapter nos goûts du moment.
3. Faire une liste, et la suivre: C'est un des secrets pour éviter les traditionnelles chicanes conjugales pendant l'épicerie: faire la liste avant de partir, et n'acheter que ce qui se trouve sur cette liste. Si on n'en a pas besoin pour cuisiner ce qui est au menu, on n'en a pas besoin cette semaine-là. Évidemment, tout le monde a envie de gâteries de temps en temps. Planifiez-les dans vos achats de la semaine, comme ça, pas d'achats impulsifs qui viendront plomber le budget. Si vous avez envie d'un produit de luxe comme le homard, attendez la saison (règle d'or #1), attendez les spéciaux (habituellement 4.99$/lb à la fête des mères), et gavez-vous. Personne ne souhaite être privé non plus.
4. Intéressez-vous aux coupons rabais: Sans devenir obsessif comme les participantes de Accro aux coupons rabais (Extreme couponing en anglais), il est possible d'obtenir de bons rabais si on s'intéresse juste un peu aux coupons disponibles. Certaines sites offrent des coupons à imprimer directement à partir de notre ordinateur, d'autres nous les envoient par la poste. C'est une bonne façon d'économiser sur les produits pour la maison comme les nettoyants et le papier hygiénique. Pour les produits d'épicerie, surveillez les tear-pad en magasin, ces coupons qu'on place sur les tablettes et qu'il suffit de déchirer (d'où le nom de tear-pad). S'il s'agit d'un produit que vous utilisez souvent, n'hésitez pas à en prendre plusieurs ! Le meilleur, c'est quand on arrive à combiner les rabais. Par exemple, j'ai une vingtaine de coupons pour les petites cannettes de V8 que j'ai obtenu sur un tear-pad en magasin. Je ne les utilise pas chaque semaine, que nenni ! J'attends que l'emballage de six cannettes tombe en spécial à un très bon prix, comme 3 pour 5$ (1.66 chacun) et j'en achète plusieurs, en utilisant un coupon de 0.75$ de rabais pour chacun d'eux, ce qui fait que les emballages me reviennent à 0.91$ chacun... au lieu de 2.49$ au prix régulier. Qui dit mieux ? Des sites comme OnMagasine.ca peuvent vous aider à vous initier au merveilleux monde du couponing et à vous tenir au courant des bons deals en cours.
5. Faites des réserves: Quand un prix n'est pas mal, à l'épicerie, ou qu'on a une bonne occasion de combiner un rabais en épicerie et un coupon, faites des réserves. C'est bien moins cher d'acheter 3 douzaines d'oeufs quand elles sont en spécial à 3 pour 5$ (1.66$ la douzaine ou 0.14$ l'oeuf) que de les payer au prix régulier 3 semaines sur 4 (0.27$ l'oeuf). Même chose pour le fromage en brique (le Cracker Barrel Fort à 3$ au lieu de 7.49$ se conserve quelque chose comme 3 mois au frigo... a-t-on vraiment de bonnes raisons de l'acheter à plein prix dans ce temps là ?), les pâtes, les viandes qui se congèlent bien...
6. Mangez... végé: Évidemment, je prêche pour ma paroisse, mais les sources de protéines végétales sont, en général, beaucoup moins dispendieuses que les protéines animales (en plus d'être plus écologiques, et meilleures pour la santé). En réduisant votre apport en viande et volaille d'un ou deux repas par semaine, vous êtes assurés d'économiser une bonne partie de votre facture d'épicerie. Un sac de 2lb de légumineuses avec lequel on peut faire une vingtaine de portions coûte entre 2 et 4$. Un bloc de tofu ferme de 500g nourrit entre 3 et 4 personnes et coûte 2.50$. Combien de personnes pouvez nourrir avec 2.50$ de viande ?
7. Cuisinez !: Pourquoi acheter du pain, des barres tendres ou des muffins tout faits quand on peut en cuisiner des meilleurs au goût et des plus sains pour une fraction du prix en coût d'ingrédients bruts. Bon, ça demande, du temps, de la planification et de l'énergie, mais c'est valorisant d'apporter nos propres muffins au bureau et de voir le regard d'envie de nos collègues qui se contentent des galettes à l'avoine pleines de gras trans de la café. (Bon, bon, j'ai peut-être des sources de satisfaction étrange, j'en conviens).
Voilà ! Si vous avez d'autres trucs, n'hésitez pas à les partager dans les commentaires, et revenez tout au cours de la semaine prochaine pour lire les articles de la série "Défi Épicerie".