vendredi 6 août 2010

Cinquante membres !!

Le titre dit tout ! Wow, il y a 50 abonnés fidèles à ce blogue grâce à Google Friend Connect, sans parler des gens qui le suivent grâce à la page Facebook.

Mon seuil psychologique de réussite était 20 abonnés, je ne pensais même pas me rendre à 50 un jour (enfin, au début, quand j'ai commencé).

Merci tout le monde ! Une chance que vous êtes là, c'est grâce à vous si je continue, c'est de savoir que des gens apprécient ce que je fais qui me donne envie de découvrir et d'expérimenter encore.

N'hésitez pas à partager le blogue avec vos amis; j'ai hâte d'atteindre 100 abonnés maintenant !! :)

Pho bo (soupe au boeuf saignant)



Toujours dans l'exploration du livre Into the vietnamese kitchen d'Andrea Nguyen, je me suis attardée à cette recette de pho bo, un classique de la cuisine vietnamienne qui, au Vietnam, se mange un peu n'importe où, même au retour d'une longue soirée arrosée (l'équivalent de notre poutine quoi !). Je connaissais déjà la recette d'Andrea Ngutyen grâce à Janice, de Steamy Kitchen, qui l'avait partagé sur son blogue. C'était devenu MA recette de soupe pho fétiche, essentiellement parce que j'adore ça (vous pouvez me faire faire n'importe quoi en me promettant une soupe pho à la clé, demandez à Chéri, il l'a compris lui :P), et aussi parce que c'est très facile de congeler le bouillon en portion de deux tasses (l'équivalent d'une soupe repas) et de se faire un repas santé en moins de deux, avec un peu de boeuf cru (qu'on aurait pris soin de dégeler avant, mais pas trop, pour qu'il soit facile à trancher finement), de nouilles, de fèves germées et les légumes qu'on a au frigo.

J'ai pris le parti de suivre la plupart des conseils de Andrea, et je me suis retrouvée avec la meilleure fournée de pho que je n'avais jamais fait de toute ma vie ! C'est pourquoi, même si j'avais déjà partagé la recette ici (pour la soupe tonkinoise aux légumes), je la redonne, avec de nouvelles indications (et de nouvelles photos !).

Si, comme moi, vous aimez vraiment la soupe pho d'un amour pur et infini, levez-vous, tout de suite, maintenant, faites de beaux yeux à votre boucher, rapportez quelques os à la maison, et mettez vous-y. Cette recette est merveilleuse.



Ce qu'il vous faut:

Bouillon (pho)

- 3 à 4 os à soupe, avec une bonne portion de viande sur chacun (choisissez-les soigneusement)
- 2 morceaux d'os à moelle d'environ 3 pouces, fendus en deux sur le sens de la largeur (d'où l'idée de faire des beaux yeux à votre boucher, si vous êtes gentils, il va vous les scier comme si de rien n'était)
- 1 gros oignon jaune, coupés en quartier (vous pouvez garder la peau)
- 1 morceau d'environ 3 pouces de racines de gingembre, coupé en tranches d'environ 0,75 cm
- 3 gousses d'ail, entières
- 1 gros morceau d'anis étoilé, entier
- 1 bâton de canelle, entier
- 5 clous de girofle
- 10 gousses de cardamone verte
- 1 cuillère à soupe de graines de coriandre
- 1 cuillère à soupe de graines de fenouil
- 1/2 cuillère à soupe de grains de poivre
- 1/4 de tasse de sauce de poisson vietnamienne



Garniture pour soupe au boeuf saignant (2 portions)

- 1 1/2 tasse de vermicelles de riz plate (banh pho), trempées dans l'eau tiède durant au moins 1 heure, puis blanchies dans l'eau bouillante jusqu'à ce qu'elles soient tendres, et (finalement !) rincées à l'eau froide
- 1 oignon vert, finement émincé
- 1 oignon jaune, cru, émincé très finement en lanières (environ le quart d'un oignon)
- 1 feuille de chou nappa, finement émincé
- 150 grammes de boeuf boston, émincé en fines tranches

- 1 1/2 tasse de fèves germées, rincées à l'eau froide (blanchies, au goût - je mets les miennes crues dans les bols, mais si elles sont TRÈS fraîches, ce peut être un peu intense)
- 1 poignée de basilic thaï
- 1 poignée de feuilles de menthe
- 1 limes, coupée en quartier



Modus:

  • D'abord, il n'est pas essentiel d'utiliser la mijoteuse pour préparer le bouillon, mais il vous permet de contrôler l'ébullition (une trop forte ébullition va faire en sorte que le bouillon se brouille, ce qui est bien moins beau) et de le laisser mijoter sans surveillance, toute la nuit. Si vous n'en possédez pas, procédez de la même façon, mais faites mijoter le tout sur le feu, entre 3 et 4h.
  • Chauffer une poêle à sec, à feu moyen-vif, et y jeter toutes les épices (anis étoilé, canelle, cardamone, clou de girofle, coriandre, fenouil, poivre). Torréfier les épices durant 2 à 3 minutes, où jusqu'à ce qu'elles commencent à embaumer. Retirer du feu et réserver.
  • Porter un grand chaudron d'eau à ébullition et y plonger les os. Bouillir durant environ 10 minutes, jusqu'à ce qu'une écume gris-brun se forme à la surface. Égoutter, rincer les os et réserver.
  • Pendant que les os expurgent leur sang (oui, oui, c'est ça, cette écume gris-brun dégoutante), griller les oignons, le gingembre et l'ail. Pour ce faire, chauffer une poêle striée en fonte (ou une poêle régulière) à feu moyen-vif (plus vif que moyen, disons) que vous badigeonnerez d'un soupçon d'huile d'olive. Lorsque la poêle est très chaude, y déposer les oignons, le gingembre et l'ail, et cuire jusqu'à de ce que de nombreuses marques de coloration apparaissent. Plus y en a, meilleur ce sera, il faut juste prendre garde de ne pas les brûler ! Lorsque les oignons commencent à amollir, retirer le tout du feu et enlever tout morceau qui serait plus brûlé que grillé. Réserver.
  • Déposer tous les ingrédients dans la mijoteuse - à l'exception de la sauce de poisson - et couvrir d'eau. Plus votre mijoteuse est grande, plus vous aurez de bouillon !
  • Cuire le bouillon durant 8 à 10h, à feu bas.
  • Lorsque le bouillon est prêt, le filtrer et jeter les aromates (sauf si, comme Chéri et moi, vous êtes de petits porcinets et vous avez envie de vous taper des toasts à la moelle de boeuf en vous levant).
  • Mettre le bouillon au froid durant au moins 12h, puis dégraisser. Ne jetez pas le gras rendu pour le bouillon ! Il est très aromatisé et pourrait être un délicieux fond pour un mijoté de boeuf.
  • Assaisonner le bouillon avec la sauce de poisson.
  • Au besoin, portionner le bouillon en portions de 2 tasses.
  • Pour deux soupes repas, porter quatre tasses de bouillon de à ébullition.
  • Pendant que le bouillon ... bouille (wow, je révolutionnerai la littérature un jour), préparer une assiette de présentation pour chaque convive, contenant la moitié des fèves germées, la moitié de la coriandre, la moitié de la menthe et la moitié des quartiers de limes.
  • Garnir chaque bol avec la moitié des nouilles, puis répartir le chou et les oignons verts. Déposer les tranches de boeuf cru sur le dessus et parsemer des oignons crus.
  • Lorsque le bouillon est très chaud, verser sur les soupes et servir immédiatement.
  • Chaque convive garnit sa soupe avec les ingrédients mis à sa disposition. On peut aussi servir du Sambal Oelek, de la sauce Hoi Sin et de la Sriracha pour que tout le monde ajuste le goût du bouillon à ses préférences MAIS celui-ci est tellement bon, je vous assure que ce n'est pas nécessaire.
  • Dégustez bruyamment.

mercredi 4 août 2010

Aperçu au Métro Square-Victoria

En fait, j'ai dû passer devant tout l'été sans m'en rendre compte, mais l'agencement de ces deux publicités me fait marrer.



On pourrait aussi mettre un béret basque à Wajdi et il aurait l'air d'un terroriste de l'IRA. So pomo.


Pizza épicée à la marocaine


Voilà une pizza qui sortait de l'ordinaire ! Elle me trottait dans la tête depuis quelques temps, mais je n'avais jamais le temps de faire une recette de pâte à pizza, donc je la remettais toujours à plus tard. Finalement, lundi, quand j'ai fini par me décider, ce n'est pas une pâte à pizza mais deux que j'ai faite, parce que j'ai complètement raté la première à cause de certaines manipulations douteuses (lire: oublier d'éteindre le rond qui devait servir à dégager de la chaleur pour aider à faire lever la pizza, ce qui a donné une pâte qui cuisait plutôt que lever... aouch). J'ai quand même réussi à tout mettre en place avant d'aller travailler, et Chéri et moi, on s'est bien régalés !

Ce qu'il vous faut:

- 1 abaisse de pâte à pizza mince et délicieuse (ici pour la recette et la procédure)

- 2 à 3 cuillères à soupe de pâte de tomates
- 1 à 2 cuillères à soupe de harissa (commencez par une, certaines sont plus épicées que d'autres)
- 1 petite aubergine, finement tranchée à la mandoline
- 1 petite courgette, finement tranchée à la mandoline
- 1 petite poignée d'olives vertes, tranchées
- 1 petite poignée d'olives noires séchées au soleil, tranchées
- 1/2 bloc de fromage feta, émietté ou tranché en petits cubes
- 1 poignée de feuilles de menthe

Modus:

  • Préchauffer le four à 500 degrés et déposer la pierre à pizza sur la grille du fond.
  • Pendant que le four et la pierre chauffe, huiler très légèrement une poêle en fonte ou une poêle striée et chauffer jusqu'à ce qu'un peu d'eau grésille dessus. Griller les légumes jusqu'à ce que les légumes aient de belles marques de coloration.
  • Mélanger la pâte de tomates et la harissa en commençant par une petite quantité jusqu'à ce que vous ayiez atteint le degré d'épices désiré. Ajouter un peu de pâte de tomates au besoin. Réserver.
  • Lorsque la pierre est bien chaude, glisser l'abaisse de pâte à pizza sur la pierre (au besoin, utiliser un papier parchemin que vous enleverez ensuite lors de la garniture). Cuire entre 2 et 3 minutes, jusqu'à ce que l'abaisse soit ferme.
  • Retirer l'abaisse du four, la retourner et couvrir de sauce à pizza en étalant avec le dos d'une cuillère. Étaler les tranches de légumes grillées en laissant quelques trous pour donner un aspect rustique. Garnir des olives et du fromage feta.
  • Enfourner l'abaisse et cuire encore, entre 7 et 10 minutes, jusqu'à ce que le fromage fonde et grille légèrement.
  • Retirer la pizza du four et couvrir de feuilles de menthe déchirées. Servir aussitôt (le plus rapidement possible, sinon la menthe va brunir !).



dimanche 1 août 2010

Tofu épicé à la coréenne


J'ai emprunté cette recette aux Granos Urbaines (oui, ces drôles de petites demoiselles qui boivent des trucs verts, nues, sur la page des blogues de Cyberpresse), qui l'avaient partagée à la suite d'une soirée de cuisine sur le thème de la cuisine coréenne, cuisine maintenant au sommet de la vague des tendances culinaires, grâce à la superbe contribution de David Chang dans ce domaine, et à son livre Momofuku, élu meilleur livre de cuisine de l'année par plusieurs quotidiens new yorkais. Ce n'est pas paradoxal: même si la spécialité du Momofuku est le ramen, ce qui est indéniablement japonais, les origines américano-coréennes de David Chang lui ont aussi permis de mettre au goût du jours des trucs typiquement corréens, comme le Kimchi (je plaide coupable, j'adore ce plat de légumes fermentés qui relève aussi bien une omelette qu'un bol de soupe !) et le Bibimbap, sorte de bol composé de riz, de viandes et de légumes marinés. Ce que j'apprécie de la cuisine vietnamienne donc (la subtilité, la simplicité, la délicatesse), j'en apprécie tout le contraire dans la cuisine coréenne: les épices, le piment, l'ail (beaucoup, beaucoup d'ail !), les saveurs amples en bouche...

Cette recette regroupe les meilleurs traits de la cuisine coréenne mais elle a, en plus, l'avantage d'être parfaite pour les soirées pressées, les soirées fatiguées, les soirées paresseuses, les soirées occupées... En quelques minutes à peine, on assemble le plat et les accompagnements, et tout se dévore rapidement. J'ai fait quelques modifications à la sauce, parce que je la trouvais trop salée en l'état; et j'ai aussi changé la sorte de tofu, parce que je trouve que le tofu extra-ferme devient trop sec quand on le fait frire. Mieux vaut pour moi utiliser du tofu soyeux et ferme, qui est croustillant à l'extérieur et onctueux à l'intérieur. Menoum !

Ce qu'il vous faut:

- 1 bloc de tofu soyeux et ferme (dans les marchés asiatiques), en tranches d'environ 0,75 cm d'épaisseur
- 1 cuillère à soupe de sauce de poisson
- 1 cuillère à soupe d'huile de sésame
- Le jus de 1 lime
- 1 cuillère à soupe de gingembre râpé

- 2 oignons verts finement émincés, le blanc et le vert séparés
- 1 gousse d'ail, finement hachée
- 3 cuillères à thé de miel
- 3 cuillères à thé de sauce soja faible en sodium, ou de tamari
- 1 cuillère à thé de Sambal Oelek
- 2 cuillères à thé d'huile de sésame grillé
- 1 ou 2 trait de Sriracha
- Graines de sésame rôties

- Huile d'arachide pour la friture

Modus:

  • Mélanger tous les ingrédients du premier mélange et y incorporer les tranches de tofu. Mariner 24h au frigo.
  • Chauffer l'huile d'arachide (environ 2 cm d'épaisseur dans une poêle en acier) jusqu'à ce qu'une baguette en bambou plongée dedans produise des bulles immédiatement.
  • Frire les tranches de tofu jusqu'à ce qu'elles deviennent bien dorées. Égoutter sur du papier absorbant.
  • Pendant ce temps, incorporer tous les ingrédients du second mélange, sauf les oignons verts et les graines de sésame. Fouetter et goûter pour rectifier l'assaisonnement: ajouter un peu plus de miel pour contrebalancer le salé, au besoin. Si, comme Chéri et moi, vous avez des palais en acier, n'hésitez pas à mettre plus de Sriracha ou de Sambal. ;)
  • Verser la sauce sur les tranches de tofu, et garnir du vert des oignons verts et des graines de sésame rôties.
  • Servir avec un sauté de chou nappa et de kale avec un peu de sauce aux huîtres.
Pour une version végétalienne, omettre la sauce de poisson dans la marinade.


Flexitarisme et schizophrénie

Ça fait déjà quelque temps que je mijote ce billet (quelques mois, pour dire la vérité) parce que je me rends compte que l'étiquette végé qui est associée à mon blogue a des implications éthiques que je ne suis pas nécessairement prête à endosser. Quand j'ai commencé Presque végé il y a un an, ce que je souhaitais vraiment faire, c'était apprendre à remplacer la viande (qui constituait, disons, la moitié de notre alimentation ou presque) dans nos repas de tous les jours, afin d'économiser sur le coût de l'épicerie et d'être en meilleure santé. Je cherchais donc à connaître la cuisine végétarienne, et à partager mes découvertes, d'où le nom donné à ce blogue. J'ai appris vite ! Je connais maintenant plein de façons de mariner le tofu et de le cuir pour qu'il soit savoureux et délicieux; je fais cuire des montagnes de légumineuses dans ma mijoteuse et j'ai aussi appris (à la dure !) que c'est le meilleur outil pour obtenir des burgers végés fermes et croustillants. Je mange une quantité phénoménale de légumes chaque semaine (parlez-en à ma mère qui est étonnée chaque fois qu'elle ouvre mon frigo, moi qui détestais les légumes quand j'étais jeune) et il me semble que notre mode de vie s'est considérablement amélioré. Sauf que je me rends aussi compte que Chéri et moi ne sommes pas du tout des végétariens (il faut voir mes yeux se révulser de plaisir devant une escalope de foie gras pour comprendre que non, pas du tout) et que, parfois, mes propos peuvent semble en désaccord avec l'essence de ce blogue.

Je ne souhaite pas vraiment que mes choix alimentaires soient guidés par des principes rigides ou des valeurs morales: il y a quelque chose dans la bouffe de convivial et de sensuel que je n'arrive pas à réduire à de la rationnalité. Je peux penser ma relation avec la nourriture en lisant Brillat Savarin, Michel de Certeau et Michael Pollan, mais je peux pas réfléchir aux effets que peuvent produire sur moi un bon fromage coulant, une bière froid, un potage brûlant ou un tartare parfaitement assaisonné. C'est physique et émotif, mais ce n'est certainement pas intellectuel. Paradoxalement, je veux que mes choix alimentaires, au quotidien, soient guidés par la logique. La mienne. Je veux choisir ce que j'aime avant ce que je n'aime pas. Entre le local et le bio, je vais toujours choisir le local, parce que je trouve plus important d'encourager l'économie du Québec que de réduire mon empreinte écologique. Et entre la viande et le tofu, je veux choisir ce dont j'ai VRAIMENT envie pour le souper (et ne vous trompez pas, c'est souvent le tofu qui gagne, on est des accros à la poutine santé de Lèchevitrine... :P). C'est peut-être pour cette raison que l'étiquette végé me rend un peu mal à l'aise: en pratique, c'est presque ça - tofu, légumineuses, grains entiers, protéine de soja, nous sommes devenus des pros de la cuisine végé - mais dans ma tête, c'est beaucoup plus complexe que ça. Et ça, c'est sans compter le regard dubitatif de Chuck Hugues quand on lui a dit que j'étais presque végétarienne. Ce n'est pas le végétarisme que je veux revendiquer, c'est l'importance de comprendre l'influence de nos choix alimentaires quotidiens.

Ce blogue, bien que basé sur le végétarisme, suit le courant que suit ma passion pour la bouffe et la bonne santé: le flexitarisme. Il s'agit, en fait, d'une mouvance alimentaire issue du végétarisme mais qui est plus souple par rapport à l'inclusion des poissons et des fruits de mer, et qui pense le fait de manger de la viande comme une façon de faire honneur à l'animal plutôt que comme un mal nécessaire et meurtrier. En gros, c'est une pratique du semi-végétarisme qui ne se fonde pas sur la revendication de l'intégrité animale mais sur les bienfaits d'une alimentation variée, et sur le plaisir épicurien qui découle d'un bon festin en bonne compagnie. C'est pour moi une façon plus normale d'envisager mon alimentation, en harmonie avec la nature et les saison: on mange en abondance des légumes de saison, des légumineuses, du riz et des pâtes. On continue de manger de la viande selon nos envies (un peu plus en hiver, parce qu'on meurt de froid sinon !). Le fait d'en manger moins souvent permet de faire des choix plus festifs (foie gras, filet mignon, moelle de boeuf et compagnie !) mais aussi plus écologiques: des charcuteries élevées avec amour dans le Bas-du-Fleuve, des crevettes de Matane encore dan leurs carapaces, des volailles et des fromages bio de Joliette...

Pour toutes ces raisons, j'ai eu envie de revamper ce blogue, d'en changer le nom, le contenu (un peu) et l'orientation, afin de correspondre à ces inspirations qui sont plutôt les miennes (et aussi, afin de pouvoir partager avec vous certaines de mes expériences culinaires bizarres - comme la cuisson lente d'une peau de porc pour en extraire le collagène ou le braisage de queues de boeuf - ce que je me sens un peu gênée de faire sur Presque végé...). Je me rend compte, cela étant, que Presque végé commence à être connu, à avoir sa voix propre, et ce serait une erreur de changer ses fondations.

Attendez-vous cependant à voir de nouvelles choses: plus de critiques de restaurants (dans la mesure de mes moyens, hihi !), des tests de produits et, finalement, ce qui me tient le plus à coeur, des critiques de livres de recettes, accompagnées de recettes testées et approuvées dans chacun d'entre eux. Et, bien sûr, toujours de bonnes idées pour manger moins de viande, plus de légumes, et faire honneur à ce que la nature nous offre; c'est-à-dire une abondance de toutes sortes de choses qu'il faut savoir exploiter dans le plaisir.

Tout ça, ça me donne faim, pas vous ? :)

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...