mardi 17 avril 2012

Sur l'intégrité des blogueurs bouffe (ou: quand je me fâche contre La Clique du plateau)

Depuis hier soir, un bruit de scandale court dans le domaine des blogueurs bouffe: le service À la carte express, qui regroupe plusieurs restaurants et se propose de faire la livraison de leurs produits chez vous, offrirait 100$ aux blogueurs bouffe pour qu'ils essaient leur service. On leur aurait proposé, du même souffle, de leur offrir un autre 100$ à faire tirer parmi les lecteurs de leur blogue. Et on leur aurait demandé, si d'aventure ils avaient aimé leur expérience et qu'ils s'en étaient inspiré pour écrire un billet, de leur fournir les liens afin de pouvoir les partager sur la page Facebook de À la carte express. Remarquez que j'utilise le conditionnel: je ne l'ai pas reçu, moi, ce courriel. Mais je l'ai lu, puisque nous discutons de ce genre d'initiative entre blogueurs, justement parce que nous sommes sensibles aux questions d'éthique.

Et cette initiative de À la carte express est SCANDALEUSE ! En tout cas, c'est ce qu'a laissé entendre Lesley Chasterman, la critique gastronomique de la Gazette, quand elle a dit que le service À la carte express essayait d'acheter les blogueurs bouffe. Et c'est encore ce qu'a laissé croire (faussement, à mon grand regret), l'auteur (anonyme, évidemment) du billet de ce matin sur le blogue de La Clique du Plateau, billet très absurdement intitulé Une tuile de plus sur les blogues bouffe. L'article m'a tellement choquée que je me suis empressée de répondre, mais dans l'empire du journalisme de ruelle, on ne semble pas très pressé d'approuver mon commentaire, alors je vous partage ma réaction ici.

Une note, peut-être, avant de vous laisser lire ma diatribe: je suis une blogueuse bouffe entre deux mondes. Mon blogue est essentiellement axé sur les recettes - et ce genre de blogues connait une moins grande diffusion habituellement - mais j'aime faire des critiques de restaurants et de livres de recettes à l'occasion, ce qui m'a amenée à être parfois invitée à des restaurants à titre gracieux (je peux encore les compter sur les doigts de ma main) ou à recevoir des livres de recettes gratuits (privilège normalement réservé aux services de presse). J'ai aussi eu de la visibilité dans des magazines et même à la radio, mais je me considère comme chanceuse de tout ceci. Contrairement à ce que bien des gens pensent dans l'espace public, la majorité des blogueurs bouffe ont peu de visibilité: seuls une minorité d'entre nous sont connus des firmes de PR et reçoivent des "privilèges" grâce à leur condition de blogueurs. À ma défense, une partie de ma réaction est dûe au fait que les gens semblent avoir une vision très uniforme de ce qu'est un blogueur bouffe, et cette vision est fausse. Nous avons tous une ligne éditoriale différente, des intérêts différents et une personnalité différente. C'est très étrange de vouloir mettre tout ce beau monde dans le même moule pour dénoncer une initative somme toute assez commune.

Voici donc ma réponse à la Clique:

"Corrompus ? La plupart des blogueurs bouffe entretiennent leur blogue sans aucune compensation financière et sans aucune autre gratification que l’appréciation des lecteurs, et ce, malgré l’investissement (en temps, surtout) que demande l’exercice. La majorité des blogueurs ne bénéficient pas non plus de revenus publicitaires (on ne peut pas en dire autant de ce site) et ce sont loin d’être la plus grande partie d’entre eux qui sont courtisés par les firmes de PR et qui sont de tous les évènements; la plupart d’entre nous reçoivent une invitation à l’occasion, et tant mieux pour nous si nous décidons de participer ! Chaque critique de restaurant sur mon blogue a été écrite avec intégrité, et j’ai payé pour chacun des repas que j’ai commenté, à l’exception du seul plaisir coupable que je me réserve chaque année, soit le lancement de La Cabane urbaine au Scena du Vieux-Port. Et je pousse l’intégrité jusqu’à mentionner que je suis invitée à titre gracieux, et à critiquer les plats qui m’apparaissent les plus faibles de la soirée. Corruption, quand tu nous tiens…

Qu’est-ce qui choque dans l’offre de À la carte express au point de déclencher les hauts cris de Lesley Chesterman (qui voit son monopole gastronomique s’envoler en fumée, peut-être ?) et même de nous valoir un article sur le blogue de la Clique du plateau ? Un service destiné à des adeptes de bonne bouffe essaie de se faire connaître auprès de son public cible en lui proposant de l’essayer gratuitement. Voilà qui est assez commun dans le monde de la pub. Par la bande, on propose d’augmenter la visibilité du service en proposant au dit public cible d’organiser un concours ou de commenter l’expérience sur leur blogue. On ne parle pas de partenariat commercial en échange d’hyperliens ou bien de contrat entre la firme de PR et le blogueur. Les blogueurs mis sur la sellette n’ont même pas commencé à profiter de l’offre de ALCE qu’on les dénonce déjà – offrant dès lors au service À la carte express une visibilité bien plus grande qu’il n’aurait eu au départ. J’imagine qu’il y a des PR contents quelque part !

Ce qui serait corrompu serait de dire qu’on a eu un bon service si le service était mauvais. Ce qui serait corrompu serait de dire qu’on a eu un bon repas si la nourriture était médiocre. Aucun d’entre nous ne l’avons fait dans le cas précis de ALCE, et nous ne méritons pas l’épithète de corruption. Bien sûr qu’il y a des gens qui vont aller à tous les évènements et écrire des billets positifs sur chaque produit qu’on aura tenté de leur vendre, mais des gens à l’honnêteté douteuse, il y en a dans tous les domaines. Fuck, avant de dénoncer la corruption des blogueurs bouffe (first world problem), dénoncez la corruption qui compte… et qui existe. 

Je connais peu de gens qui s’opposeraient à ce qu’un blogueur cinéma soit invité gratuitement à la première d’un film et en parle ensuite sur son blogue. Je ne parle pas d'un gros junket publicitaire avec un voyage à Los Angeles toutes dépenses payées là, mais de la première d’un film québécois, bien normale, au Cinéma Quartier Latin, mais dont le blogueur ne payerait pas son billet disons. Vous ne criez pas à la corruption ? Avez-vous le jugement élastique ?

PS: Parlant de la supposée mauvaise bouffe de ALCE, il semblerait que le Europea soit un des restaurants accessible grâce au service À la carte express. Ouais, l’un des deux restaurants cinq étoiles à Montréal. C’est pas l’honnêteté qui étouffe La Clique non plus quand vient le temps de dénoncer quelque chose, on dirait."

Un mot en terminant: c'est possible qu'il y ait des blogueurs bouffe avec des pratiques douteuses. Des blogueurs bouffe qui vous donnent l'impression d'être malhonnêtes. C'est possible. Si c'est l'impression que vous avez, dénoncez ces blogueurs, montrez-les du doigt et leur crédibilité s'en trouvera grandement affectée. Mais je sais que moi, je ne mérite pas d'être traitée de vendue (ou d'achetable, c'est selon) et encore moins de corrompue. Et c'est la même chose pour la plupart des blogueurs que je connaisse. Alors qu'on cesse de remettre notre travail en question: c'est un travail bénévole, passionné et rempli d'amour pour la bouffe et pour nos lecteurs, et nous méritons respect.

14 commentaires:

Steph a dit…

J'ai une admiration très grande pour les blogues de bouffe. Je parle ici des blogues que je connais qui fotn des nouveaux message régulièrement écrive leur recette , leur commentaire, mette leur photo.C'est un travail fou , j'ai de la misère a juste reproduire les recettes !! Alors pour ceux qui prendront des cadeaux, ou des promotions, je dis vous le mériter grandement de toute façon. Et puis pour les jaloux ou ceux qui pense que c'est pas juste , et bien allez-y faite vôtre blog et voyez combien de temps vous allez y passer. Continuer vôtre passion , moi je me passionne a les dévorés des yeux et j'adore ça.

Danielle a dit…

Bonjour!!

Je suis totalement en accord avec ton écrit, et choquée par le texte de la Clique, un site que je ne connaissais pas... mais entre nous, je trouve ce texte mal écrit et cheap... Je pense que les gens qui ont un peu de jugeote ne se font pas une opinion à partir d'une chiure de mouche pareille. Continue, je m'en sers terriblement des blogs bouffe, je les aime, ils sont devenus incontournables dans ma vie comme dans celle de bien d'autres!!!

Lesley Chesterman a dit…

I would like to make it very clear where I stand on this as I was mentioned in this blog post by name, and Twitter is not the ideal forum for voicing opinions.
Et j'écris en anglais car, désolé, c'est ma langue de communication écrite.
What I initially wrote on Twitter was: "À la Carte Express: a new low in companies trying to buy food bloggers."
And I believe that. In my opinion, restaurants and establishments like this one are throwing free food and services into bloggers hands for free publicity. In other words, I think some restaurants are using bloggers for their gain. The À la Carte Express offer is an especially egregious situation, not so much for the food credit for the blogger (which I'm told, the majority of bloggers acknowledge), but for the extra $100 food credit for one of the blogger's readers. What's that all about? That goes beyond requesting a simple review, that's palm greasing to the hilt.
The other day I was interviewing a restaurant owner who told me his business was doing badly. He said to me, "Things aren't going so well, I'm thinking maybe I should get in the bloggers." So what are the bloggers then, a last resort?
My question to the bloggers is this: Do you want to be perceived as a shoe-in for positive publicity when the restaurant is hurting? I think some of these restaurants are playing you for the price of a free meal and a few glasses of wine.
You may think I'm afraid of seeing my "monopole gastronomique" go up in smoke, which I find funny considering the fact that I write for the minority language newspaper in this city. Truth is, what I'm actually afraid of is that some restaurants will start calling the shots by manipulating the opportunities provided by new media, chief among them, the bloggers. And in the end, diners will suffer because they will not experience the same meal as the blogger. OK, you're all there standing on your chairs, fists clenched, screaming at your computer screens saying, "Critics get recognized! Critics get special treatment!" and I cannot deny that that sometimes is the case. Yet when reviewing a restaurant, we do not eat for free, and the restaurants do not know we are coming until we actually sit down to eat.
Call me crazy, but to me, that makes a world of difference. Why? Because with a free meal comes pressure... pressure to write something. Aha! You owe them my friends, you owe them! Even if you didn't really like it, they paid your bill...you owe them! I have been there, I know the feeling. It's not a nice one. It's one I despise.
I am a HUGE fan of many food blogs and admire the work done by so many. Yet I am concerned that the ethics we newspaper food critics try to adhere to (and heaven knows it is getting harder and harder with newspapers running out of cash) are being thrown out the window by some -- not all -- food bloggers who will endorse establishments who simply wine and dine them. I say, when reviewing a restaurant, do all you can to resist that free meal.
There is no one kind of food blogger, they fall into all sorts of categories. I follow many of them/you and especially enjoy reading restaurant reviews to see whether my experience was like theirs/yours. Yet I cannot deny I cringe every time I see a swooning review of a restaurant that invited in a bunch of bloggers to feast at their expense.
Bloggers ask yourself this question next time a restaurateur is serving you that foie gras appetizer and that glass of Sauternes: Are you being bought?

Lau a dit…

Je n'ai personnellement jamais reçu de demande de ce genre sur mon blog mais je crois fermement que la décision appartient au blogger et à lui seul. Dans la mesure où la critique du produit n'est pas dithyrambique à outrance et déconnectée de la réalité, je n'y vois pas un manque d'éthique.

David Pelletier a dit…

Amen. À vous comme à Lesley.

Au gré du marché a dit…

Bien envoyé!
Lou

Kim Raymond a dit…

Merci Lesley, j'apprécie que tu prennes le temps de me répondre.

Ce qui me dérange dans tes propos, c'est que tu sembles tenir pour acquis que les blogueurs n'auront pas l'intégrité nécessaire pour rendre compte de leurs expériences sans être biaisés. Est-ce que c'est vraiment le cas ? Tu dis, par exemple, que le 100$ offert par ALCE n'est pas si terrible en soi, mais que le fait d'offrir 100$ de plus à faire tirer parmi nos lecteurs montre à quel point nous sommes utilisés par les restaurateurs. Est-ce que c'est vraiment le cas ? Ce matin, Missaa, du blogue Elle aime la mode, a ouvert un concours destiné à ses lectrices afin qu'elles puissent gagner une entrée au lancement VIP de la Collection d'été de Marie St-Pierre pour Reitmans, et un modèle de la dite collection. Le concours, on le suppose, se déroule en partenariat avec Reitmans. Est-ce que ça fait de Missaa une junket ? Est-ce que son avis sur le travail de Marie St-Pierre devient moins avisé et honnête parce qu'elle donne la chance à ses lectrices de gagner une de ses robes ? Elle est où la ligne ? Qu'est-ce qui fait d'un blogueur bouffe un corroumpu/un vendu s'il a pour politique éditoriale de toujours écrire avec intégrité ? Pourquoi demande-t-on aux blogueurs bouffe d'être plus éthique que les blogueurs mode ou cinéma ?

Je n'aurais pas vraiment fait la comparaison entre mon travail et celui des autres blogueurs, et le tien et celui des autres critiques gastronomiques, mais je me demande quand même pourquoi ces derniers sont considérés comme au-dessus de tout soupçon, et pas nous. Évidemment, tu ne manges pas gratuitement au restaurant quand tu fais une critique, mais tu ne payes pas non plus. Moi, je paye. De l'argent que j'ai gagné, et que j'ai travaillé fort pour gagner. Quand je vais au Pied de cochon et que j'ai une expérience décevante qui m'a coûtée deux jours de salaire, je ne me gêne pas pour l'écrire sur mon blogue, pas plus que tu ne le ferais de ton côté. Elle est où la différence entre un blogueur qui partage honnêtement son impression sur un repas qu'il a reçu gracieusement VS un critique gastronomique dont la facture a été payée par son employeur ? Dans les deux cas, le restaurant y gagne en visibilité, et souvent même plus quand il s'agit d'une critique dans un journal, vu le nombre de lecteurs à la suite. Pourquoi les blogueurs en particulier sont considérés comme malhonnêtes ?

Je ne crois pas que je ne doive rien à personne, et je n'ai jamais écrit un billet qui ne venait pas de moi ou que je n'avais pas envie d'écrire. La vérité est que la publicité évolue et s'adapte aux nouveaux médias. On essaie maintenant de rejoindre les blogueurs et de les avoir "de notre bord" parce qu'ils sont lus, mais ils n'ont pas nécessairement une opinion à géométrie variable pour autant. Je ne vois pas quoi nous sommes un "dernier recours"; au contraire, pour les PR, nous sommes une ressource et s'ils refusent de l'utiliser avec honnêteté (par exemple en exigeant des articles contre des gracieusetés et en menaçant les blogueurs de ne plus les inviter, par exemple), ce seront eux les pires. Mais jusqu'à nouvel ordre (ou jusqu'à ce qu'on ait des preuves), je ne vois pas pourquoi on devrait se défendre alors que nos intentions sont bonnes.

Je sais en tout cas que moi, je n'ai rien à me reprocher, et je suis loin d'être la seule.

Missaa a dit…

Après les blogueurs mode, les gens s'attaquent aux blogueurs bouffe. Quand est-ce que ça va arrêter??

Comme dit Kim, ce n'est pas parce qu'on propose un concours qu'on est vendu! Je propose le concours Marie Saint Pierre en ce moment, mais jamais je n'aurais accepté de faire tirer sur mon blog un produit qui ne me plait pas. Et surtout, jamais je ne dirai de bien d'un produit que je déteste.

Bref, je suis triste de voir que ce débat continue maintenant avec les blogueurs foodies. C'est ridicule.

Lesley Chesterman a dit…

I have no comment to make about fashion blogs because, frankly, I do not really follow them.
As for bloggers not having what is considered by, let's face facts, often hypocritical press people to have the "right" ethics, I know there are people like you and many others who try as hard as any back-patting "professional" journalist to keep on the up and up. But let's not fool ourselves here either, it's happening. And you know what? It's happening on both sides. That could open up a WHOLE new can of worms about what being "on the take" even means any more.
Food and wine writing is rife for corruption from a free brownie, to a first-class press trip to Honk Kong, to dodgy advertorials. In a perfect world we'd pay for everything. But unless you are independently wealthy you can't. So we take stuff on condition that "we'll only write about it if we like it." But how much do we have to like it? Slippery slope. That said, I understand that most bloggers write pro bono and in a way, the free stuff could almost replace payment.
And though bloggers think I'm pointing the finger at them, it's more the idea of the companies manipulating some of them that irks me. You tell me, why was that A la Carte Express email directed to bloggers in the first place? Why do they need to part with hundreds of $$ for some positive feedback? Why can't they get that positive feedback from happy clients free of charge? Something is going on here. It's the manipulation that gets me. The brazen emails from companies like A la Carte Express throwing $100 figures around. And if there are to be no takers, why was that email sent out in the first place?
As for the question of who is paying my meal when I go out to review a restaurant, ultimately, it comes down to this: when a restaurant pays you are beholden to them. If you pay or someone else pays, you are not.

Marc Tardif a dit…

In which way is this initiative different than sending samples of your products to people? Instead of offering everybody a small rebate to try the service, they decided to send people they know are interested about food a credit to try the service they offer. From what I read, they don't have to write anything or to talk about it to benefit from this 100$.

Even about the 100$ gift, I can't see what is wrong. Bloggers usually want to spoil their readers with some gifts on some occasions. They only give them the opportunity to organize a small contest. They don't ask to manage the contest, or to put a specific ad, or any other request. They only offer a prize.

I really don't understand what the fuss is about.

l'Amoureuse des desserts a dit…

Très bon texte qui décrit parfaitement ce que je pense de ce genre de commentaires gratuits.
J’avoue avoir une écoeurantite aigüe d’entendre le genre de commentaires de La Clique.

Je suis de ceux qui reçoivent des invitations pour des évènements « bouffe »,
j’y vais parfois. Mais plus souvent qu’autrement je paye ce que je mange, je goûte ce que je paye.
Mon opinion n’est pas biaisé pour autant.
Et je décide si j’écris ou pas sur mon expérience.
Mon blogue, c’est une fenêtre sur ma passion… et je le fais de manière bénévole pour partager mes coups de cœur.
C’est tout.

Kim a dit…

Vraiment, je ne fais pas partie de la clique des blogues qui reçoivent des invitations ou des bouquins et c'est tant mieux. J'ai choisi de ne pas mettre de pub sur mon blogue parce que je trouve qu'il y en a suffisamment comme ça... J'ai reçu 2-3 offres de partenariat que j'ai refusées... N'empêche, je ne sais pas pourquoi nous sommes pointés du doigt... Franchement, c'est ridicule de penser que nous sommes incapables de faire la part des choses... C'est un débat fort intéressant que celui-ci et j'ai bien aimé ta réponse à la Clique...

François a dit…

Lesley,
I agree with you that the current direction that some restaurants are handling the bloggers is dangerous and may lead to some confusion.
I`d like to know how you would feel, if a newspaer who is paying the restaurant bill, was also calling up the restaurant to offer them a special rate on advertisement next to your paper.
You will propably feel that you are been used and that ad next to your critics is undermining your objectivity.
Well, I thank that most bloggers are in this position. They understand that by writing a positive review on a restaurant, they are offering them free advertisement.
To maintain their integrity and the trust of their readers, the reviews have to reflect on their passion and their personal opinion and not necessarly on the restaurant itself.
I'm looking forward to your radio show on Saturday.

Best regards,

Francois

Barbara a dit…

"when a restaurant pays you are beholden to them. If you pay or someone else pays, you are not."

I think this sums it up. I totally understand Lesley's point of view. I, too, would not feel comfortable in such a situation.

LinkWithin

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...