Souper de fille qui a chaud: crevettes Nouvelle-Orléans en papillote sur le barbecue, poivrons et asperges grillés, pâtes fraîches cuites à la bouilloire
Ah, les canicules! La pesanteur de l'air, le sommeil difficile, le choc thermique en sortant du bureau, la sensation quasi permanente d'être recouverts d'une couche de sueur vaguement graisseuse... Chaque année, elles nous tombent dessus comme une tonne de briques, et elles apportent avec elles les mêmes irritants qui paralysent notre routine et nous transforment en fainéants.
Je vis dans un appartement modeste, au 2e (et dernier) étage d'un immeuble qui comporte cinq logements. Comme bien des 4 et demi construits dans les années cinquante, mon appart est fait sur le long et il est divisé en deux pièces-double: bureau/chambre et salon/cuisine. Entre les deux: un mur qui empêche la moindre circulation d'air. Dès les premières chaleurs, le tout se transforme littéralement en four. Nous avons adopté un petit climatiseur pour la portion bureau/chambre, mais des problèmes d'électricité nous empêchent d'en avoir un de l'autre côté, pour rafraîchir la portion salon/cuisine, celle où l'on vit... et où je cuisine.
En pleine canicule, toute tentative culinaire me donne un peu l'impression de vivre dans un réacteur nucléaire (sans parler de mon chat qui menace à tout moment de se liquéfier sur le plancher du salon). J'ai donc développé des trucs pour pouvoir manger quand même, sans menacer l'équilibre osmotique des êtres vivants qui vivent avec moi. En voici quelques uns.