Voilà une recette qui me titillait pas mal cette semaine: j'avais vraiment hâte de la faire, tellement que je l'ai devancée d'une journée ! Je n'ai pas fait mariner le tofu, mais j'aurais dû, l'ensemble du plat aurait été un peu plus savoureux (enfin, je crois...). Cela étant, le reste (la sauce, oh mon dieu, mais quelle sauce !) était tellement bon que cela suffisait à racheter l'absence du-petit-quelque-chose dans les bouchées de tofu. J'ai servi sur un sauté de vermicelles et de légumes, nature, pour profiter un peu plus de la sauce crémeuse, délicate, parfumée et néanmoins épicée de ce classique thaïlandais.
Un délice à refaire, absolument.
Ce qu'il vous faut:
- 2 cuillère à soupe de sauce soja - 1 cuillère à soupe de gingembre frais, finement râpé - 1 gousse d'ail finement émincé - 1 cuillère à thé comble de cari rouge thaïlandais - 1 cuillère à thé de sauce de poisson - 1 bloc de tofu extra-ferme, bien asséché, coupé en cubes
- 1 boîte de lait de coco faible en gras (la marque A Taste of Thaï est excellente) - 2 cuillère à soupe de gingembre frais, râpé finement - 1 gousse d'ail finement émincée - 1/2 tasse de bouillon de légumes ou de poulet - 1 cuillère à soupe de cari rouge thaïlandais - 1 cuillère à thé de sauce de poisson - 1 petit piment thaïlandais, écrasé - Coriandre fraîche, émincée - Oignons verts émincés, pour décorer
Modus:
Mélanger tous les ingrédients du premier mélange et y incorporer le tofu. Laisser mariner plusieurs heures puis égoutter et assécher.
Faire chauffer un peu d'huile d'arachides dans un wok et faire dorer le tofu de chaque côté, jusqu'à ce qu'il soit entièrement cuit et légèrement croustillant sur ses faces. Réserver.
Dans le même wok, faire chauffer une toute petite quantité d'huile et faire suer le gingembre durant environ une minute. Ajouter l'ail et brasser jusqu'à ce qu'elle embaume, puis déglacer avec le bouillon. Laisser réduire une minute et ajouter le lait de coco, le cari, le piment et la sauce de poisson. Baisser le feu et laisser la sauce réduire de moitié.
Ajouter le tofu et rectifier l'assaisonnement. Garnir de coriandre fraîche et d'oignons verts et servir sur des légumes croquants et des vermicelles de riz.
J'ai finalement mis mon projet à exécution de faire quelques variations sur le thème du falafel à la mijoteuse. Le premier essai se voulait quelque peu mexicain (mais je crois qu'on doit dire tex-mex, vu le cumin). C'était un vrai succès ! Chéri a mangé le sien avec appétit, et il a fini le mien, dont je ne venais pas à bout en raison de mes signaux de satiété persistants. Je les ai servi dans des tortillas, avec juste un peu de crème sûre allégée comme garniture. J'ai aussi fait une petite salade de fèves en accompagnement (une grosse poignée de fèves vertes, quelques lanières de poivrons rouges et jaunes, une gousse d'ail émincée, le tout sauté dans l'huile d'olive, puis on presse le jus de la moitié d'une lime et on émince un peu de coriandre fraîche pour garnir... super bon, et c'est rapide en plus).
Le prochain essai sera sur le thème des lentilles rouges, du curcuma et de la raïta. À suivre !
Ce qu'il vous faut:
- 1 boîte de haricots rouges, rincés et égouttés - 1 oignon, finement émincé - 3 gousses d'ail, émincées - 1 oeuf - 3/4 de tasse de chapelure - 1 cuillère à thé de grains de coriandre, pilonnés au mortier - 1 cuillère à soupe (plus ou moins) de cumin moulu - 1 cuillère à soupe (plus ou moins) de paprika - 1 pincée de paprika fumé - 1 pincée de sel de céleri - Poivre concassé - Coriandre fraîche, émincée
Tortillas, tomates, laitue et oignons en fines lamelles pour servir.
Modus:
Mélanger l'oignon, l'ail, les haricots, les épices et la coriandre fraîche dans une jatte.
Ajouter l'oeuf, puis mélangez le tout à l'aide d'un pied mélangeur. Le mélange n'a pas besoin d'être homogène.
Incorporer la chapelure, en deux temps, pour vous assurer d'en mettre juste la bonne quantité. Quand l'appareil est ferme et se tient bien au centre de la jatte, c'est qu'il y en a assez.
Huiler le fond de la cocotte de la mijoteuse (juste un brin d'huile étendu au pinceau).
Façonner des boules de la taille d'une balle de golf avec le mélange. Écrasez-les légèrement, puis dépossez les-dans le fond de la mijoteuse.
Cuire à high de 2 à 4h, selon la puissance de votre mijoteuse. Servir chaud, en écrasant les falafels dans un tortilla et en le garnissant au goût.
Je me suis mise à mijoter l'idée de ce petit déjeuner hier soir, alors que j'étais à moitié endormie. Je pense que le fait que je sois en train de lire un livre sur la cuisine végétarienne asiatique n'est pas étranger à cet état des choses, mais l'idée part avant tout du désir que je caressais de trouver un bon substitut à un déjeuner protéiné, mais sans viande ou protéines animales (moi qui meurt toujours de faim le matin, et qui pourrait manger un steak d'éléphant si on me laissait faire). Le problème, c'est que ce genre de déjeuner (deux oeufs et steak d'éléphant, disons), c'est lourd, et ça n'a pas vraiment l'effet escompté, qui serait en fait d'avoir de l'énergie et d'être tonifiée pour amorcer la journée.
Il semblerait donc que, dans cette optique, le petit déjeuner traditionnel japonais est tout indiqué. Parce qu'il est à base de protéines végétales (miso et tofu), et qu'il est léger (riz blanc, nature), il offre un carburant efficace pour la journée, tout en ne gênant pas la digestion. Il faut aussi respecter les principes de l'alimentation japonaise, c'est-à-dire préparer une nourriture humble, qui inspire la sérénité, et de belle présentation. Il faut donc limiter le nombre d'ingrédients et manger dans un état d'esprit propice à la sérénité, ce que j'ai taché de faire pour moi-même, ce matin.
Finalement, un des plus grands principes de l'alimentation japonaise, c'est de chercher dans la nourriture que ce qu'elle peut nous donner, c'est-à-dire du plaisir, des nutriments et de l'énergie. Donc, les japonais appliquent le principe de hara hachi bu, ce qui signifie, littéralement, être plein au trois-quart. On se lève donc de table en étant rassasié, sans être lourd. Il suffit, pour cela, d'écouter nos signaux de satiété (exit, donc, le déjeuner devant les nouvelles).
Pour moi qui n'ai jamais été très toast-confitures, le matin, tout ça, ça me convient. Je vous présente donc mon petit déjeuner japonais traditionnel, c'est-à-dire, une soupe de miso au tofu et aux nouilles udon, ainsi qu'un bol de riz vapeur.
Ce qu'il vous faut (pour deux personnes):
- 1/3 d'un bloc de tofu extra-ferme, taillé en dés - 1 cuillère à thé d'huile d'arachides - 1 cuillère à thé de tamari ou de sauce soja pâle - 1 pincée de graines de sésame
- 1 tasse d'eau de trempage de champignons shiitake (si vous n'en avez pas, et que vous avez plus ou moins envie de manger des champignons en vous levant, utilisez un peu de sauce soja aux champignons ou du bouillon, mais pas trop, pour éviter la saturation en sodium) - 2 tasses d'eau - 1 morceau de kombu ou de wakame d'environ 2 pouces (facultatif) - 2 cuillère à thé comble de miso foncé - 1 sachet de nouilles udon - 3 oignons verts, émincés en biais
- 2/3 de tasse de riz basmati blanc ou brun, cuit à la vapeur (voir la méthode de cuisson à vapeur ici)
Modus:
Dans une poêle, chauffer l'huile et faire revenir les cubes de tofu de chaque côté, jusqu'à ce qu'ils soient légèrement dorés sur toute la surface (je tournais les miens méthodiquement, mais allez y selon votre instinct, l'important, c'est de ne pas trop les cuire). Retirer du feu.
Ajouter le tamari ou la sauce soja et mélanger jusqu'à ce que les cubes deviennent couleur caramel. Parsemer des graines de sésame et réserver.
Dans un chaudron, mélanger l'eau de trempage des champignons, l'eau, le morceau d'algue et le miso. Mélanger bien jusqu'à ce que le miso soit dissout. Porter à ébullition et y jeter le blanc des oignons verts.
Ajouter les nouilles udon et défaire rapidement à la fourchette. Retirer du feu. Enlever le morceau de kombut.
Répartir les nouilles dans des bols de service et verser dessus le bouillon de miso. Ajouter le reste des oignons verts (conservez-en quelques morceaux pour décorer les bols de riz), puis répartissez les dés de tofu dans le bouillon.
Sur un plateau de service, dresser les bols de soupes et mettre aux côtés un petit bol de riz blanc. Déposer des baguettes sur un porte-baguette, et ajouter une soucoupe pour la sauce soja.
Ou la meilleure façon d'apprêter les restes. La recette originale nous vient de Chipeuse (oui, oui, encore elle !), qui le faisait avec de l'orge perlée. Quant à moi, j'ai bien essayé, mais le risotto d'orge ne m'a jamais vraiment emballée. Par contre, donnez-moi un peu de riz arborio cuit dans du bouillon et là, vous me tenez solidement par l'estomac ! J'ai donc décidé d'opter pour une version un brin plus classique, mais ô combien succulente, de la brillante invention de Chipeuse. J'en ai profité pour redécouvrir le pecorino romano, un fromage à pâte ferme à base de lait de brebis, plus salé et plus goûteux que le parmesan, sans être aussi fort en bouche. Parfait pour revamper le classique risotto !
Ce qu'il vous faut:
- 250 grammes de riz arborio - 4 tasses de bouillon de volaille (pas trop salé si vous utilisez de la base de soupe, parce que le pecorino et le beurre vont achever de relever le plat, en plus du canard...) - 1/3 de tasse de bon vin blanc sec - 1/2 petit oignon jaune, finement émincé - 2 échalotes grises, finement émincées - La chair d'un magret de canard confit, effilochée en bouchées - 1 poignée d'asperges fines, le durillon enlevé - Pecorino romano au goût (au moins 1/3 de tasse, cela étant) - 1 ou 2 cuillères à soupe de beurre, selon votre diète
Modus:
On pense à tort que le risotto est quelque chose de dur à réussir, mais honnêtement, je ne sais pas pourquoi. Il faut seulement être patient et rester près du fourneau, à brasser, brasser, brasser, jusqu'à ce que le riz ait la consistance désirée, en s'assurant de ne pas ajouter trop de bouillon à la fois. Si vous suivez cette recette étape par étape, je vous garantie un risotto parfait, crémeux à souhait sans être pâteux. Suffit de s'y mettre !
Mettre le bouillon de volaille chaud dans un cul-de-poule et déposer celui sur le four, en allumant le rond au minimum (faites attentions de ne pas vous brûler en manipulant le plat).
Dans un chaudron, faire chauffer environ 1 cuillère à soupe d'huile d'olive et y faire revenir l'oignon et les échalotes grises, environ une minute (pas plus, parce que le croquant de l'oignon est impayable dans un risotto !).
Ajouter le riz arborio et faire revenir à nouveau environ une minute, jusqu'à ce que les grains soient bien enrobés d'huile. Déglacer avec le vin blanc. Attendre la réduction presque complète du vin, puis, ajouter une première louche de bouillon dans le riz.
Remuer le riz dans la casserole jusqu'à ce que le bouillon soit absorbé en bonne partie. Ajouter une autre louche de bouillon, et laisser à nouveau réduire. Le riz devient très rapidement crémeux: il faut donc goûter avant chaque ajout de bouillon pour tester la cuisson du riz. Certains l'aiment plus croquant que d'autres, et chaque fournée de grains est différente, il n'y a donc pas de temps ou de quantité de cuisson exacts. Il faut se fier à notre instinct culinaire. Ne cessez jamais de remuer trop longtemps ou le riz collera.
Pendant ce temps, coupez les asperges en tronçons d'environ 1 pouce et faites les sauter rapidement dans le gras de canard (une minute, elles sont meilleures croquantes).
Lorsque le riz est presque à votre goût, ajoutez une dernière louche de bouillon et jeter dans la casserole la chair de canard confit. Laisser le riz absorber le bouillon à nouveau. Quand le liquide est très épais (mais il ne sera jamais complètement absorbé par le riz, c'est normal), ajouter le beurre, ce qui fera épaissir la sauce. Ajouter ensuite le pecorino romano, et les asperges, et remuer une dernière fois. Le produit sera lié à la perfection.
Servir dans des bols chauds et garnir de copeaux de pecorino romano. Poivrer au goût.
J'ai trouvé que c'était une bonne idée de commencer l'année avec une recette végétarienne, ce que je fais aujourd'hui. Toutefois, cette recette végétarienne ressemble tellement à ce que pouvait nous servir nos mamans qu'elle ne ressemble en rien à un plat végétarien classique, plein de légumes et de couleurs. Ce n'est pas un défaut ! Ce plat rustique est tellement réconfortant que Chéri en a demandé d'autre la semaine prochaine (et la suivante, et ainsi de suite...). Je ne pense pas en faire aussi souvent qu'il le voudrait (je vous ai déjà dit qu'avec Chéri, on me mangerait que des hamburgers, des falafels et des fajitas au tofu), mais je pense bien que cette recette est une petite merveille rapide et délicieuse pour les soirs pressés.
Pour augmenter l'index glycémique de ce plat (n'allez pas croire que je suis le régime Montignac; c'est plutôt une recommandation de Tosca Reno dans The Eat-Clean Diet Cookbook: combiner les protéines maigres et les glucides complexes pour favoriser le drainage et la digestion), j'ai pris des pâtes de riz - pas facile de trouver des coquillettes faites avec du riz, du blé entier ou du kamut, mais si vous n'en trouvez pas, prenez des macaroni, et j'ai utilisé du fromage Allegro pour gratiner. Le goût ne change pas beaucoup (quoique le prix est un peu exhorbitant) et on élimine de ce fait beaucoup de gras, sans changer la teneur en protéines. Merveilleux.
Une dernière recommandation: comme le sachet de soupe à l'oignon fait exploser le sodium dans la recette, je me suis assurée de prendre des tomates en dés sans sodium à l'épicerie. Je ne le ferai pas toujours, parce qu'elles ne sont disponibles que dans le bio, mais je trouvais que dans ce plat, elles donneraient un bon équilibre. Allez-y selon vos goûts, toutefois !
Ce qu'il vous faut:
- 1 paquet de 340 grammes de sans-viande hachée - 1 petit oignon, grossièrement haché - 2 gousses d'ail, grossièrement hachées - 1 sachet de soupe à l'oignon - 2 tasses d'eau - 2 tasses de coquillettes (idéales pour retenir la sauce !) ou d'autres petites pâtes courtes de riz, de kamut, de blé entier ou blanches (si vous prenez des pâtes blanches, mettez un peu moins d'eau) - 1 boîte de 28 onces de tomates en dés, idéalement sans sodium, dans leur jus - 1 cuillère à thé d'origan séché - 1 cuillère à thé d'herbes de Provence - 1/2 cuillère à thé de poivre concassé - 1/3 de tasse de pecorino romano, râpé - 3/4 de tasse de mozarella Allegro ou allégée, râpé
Modus:
Dans un grand chaudron, chauffer un peu d'huile d'olive et y faire tomber les oignons et l'ail une minute ou deux. Ajouter le sans-viande hachée et le défaire en morceaux jusqu'à ce qu'il commence à coller au fond de la casserole.
Mouiller avec l'eau, puis ajouter la soupe à l'oignon, les tomates, les herbes, le poivre et les pâtes.
Cuire à feu moyen, à couvert, au moins 18 minutes où jusqu'à ce que les pâtes soient bien cuites et que l'eau soit presque tout absorbée.
Ajouter le pecorino romano, remuer et laisser le bouillon épaissir.
Garnir du fromage Allegro et passer sous le gril, jusqu'à ce qu'il soit fondu et légèrement doré. Servir accompagné d'une bonne salade césar.
Merci à Isa de Cuisine Chic et Simple qui m'a fourni la recette que j'ai adapté à la sauce végé ! :)
Je trouvais que c'était une bonne idée de commencer l'année avec un petit mot sur le blogue et sur moi, bref, toutes ces choses dont je ne parle presque pas en temps normal. J'ai commencé Presque Végé il y a quelque six mois parce que j'avais pris la résolution de manger moins de viande, pour des raisons écologiques et économiques, parce que je cherchais de l'inspiration et que j'étais souvent déçue par les blogues végétariens (j'en ai depuis trouvé de très inspirants, mais il y en a un bon nombre de traumatisants dans le lot), qui me donnaient parfois l'impression de m'enfoncer une doctrine dans la gorge à grands coups de culpabilité. Or, cesser complètement de manger de la viande, ça ne faisait pas du tout partie de l'expérience que je souhaitais vivre en adoptant le semi-végétarisme à temps partiel. Ce que je voulais, c'était manger mieux, de façon plus équilibrée et en accord avec certaines de mes préoccupations. Manger moins de viande, oui. Manger plus sainement, en faisant des choix variés, oui. Dire adieu à un bon steak sur le barbecue, ou à des asperges rôties enroulées dans le proscuitto, ça, non.
Et bien, croyez-le ou non, certaines personnes ne sont pas d'accord avec l'idée. J'entends, en fait, des discours contradictoires. Des sons de cloches qui viennent de part et d'autres de la grande droite des idéologies. Certains disent que les environnementalistes sont des prophètes de malheur qui nous bourrent avec de fausses informations sur les désastres de l'élevage industriel, en brandissant l'épouvantail du Climategate, comme si j'y pouvais quelque chose moi ! D'autres sont plutôt du genre extrêmiste, et reprochent à ce blogue la trop grande abondance de recettes non-végétariennes et me suggèrent de changer de nom et de contenu. Tout simplement ! On règle en trois mots ma carrière de blogueuse parce que j'ose encore apprécier les repas carnés.
Pft.
Tu parles.
Et bien, après mûre réflexion, ni l'une ni l'autre de ces opinions ne me semblent fondées et justifiées. Ou, en langage plus courant, les critiques ne me dérangent pas. Ce que je voulais faire (partager de belles recettes inspirantes, dont la majorité serait végétariennes), je le fais. Manger moins de viande, c'est absolument réussi: des sept à dix repas par semaine qui pouvaient contenir de la viande avant, il n'en reste maintenant qu'un ou deux. Chéri et moi sommes tellement verts par en-dedans qu'on a eu de la difficulté à passer à travers le temps des fêtes. Après trois jours de libations carnées, nous avons connu les joies des crampes d'estomac et des sueurs froides incessantes, jusqu'à ce que nos corps retrouvent l'équilibre. Incroyable mais vrai. Je suis tellement contente que le temps des fêtes soit fini !!
Ce que j'ai remarqué aussi, c'est que c'est le fait d'entretenir ce blogue qui m'a transformée en véritable obsédée de la nourriture (ou foodie, comme on dit en bon français). J'aimais déjà cuisiner, j'étais déjà plutôt à l'aise derrière les chaudrons, mais c'est en me faisant violence pour m'en tenir à mon menu tous les jours de la semaine, pour vous offrir le plus de végitude possible, que je me suis transformée en névrosée de la cuisine. C'est pour ça que je vais vous montrer comment on fait (ce qui devrait ravir Audrey, chez qui ma planification suscite une certaine fascination), en images en plus, pour que vous puissiez vous aussi devenir foodie.
D'abord, tout part d'ici. Mon ordinateur chéri (L).
Il faut le chérir et bien le recharger, parce que mette à jour le blogue, ça peut parfois être très long. Ensuite, le secret, c'est de collectionner les bonnes idées. C'est pour ça que je suis toujours sur Internet à chercher un nouveau site décadent pour m'inspirer (en passant, vous ai-je parlé de www.tastespotting.com ? ma-la-de) et c'est aussi pour ça qu'il y a toujours une pile de livres de recettes qui traînent sur ma table de nuit. Quand vient le temps de faire le menu de la semaine, je rassemble ces sources quelque part, et je me mets à griffonner jusqu'à ce que j'aie environ 8 à 10 idées-repas différentes sur papier. Le mieux, c'est encore d'être toujours à l'affut et de mettre les idées sur papier au fur et à mesure qu'elles se présentent, mais bon, tout ne marche pas toujours comme on veut dans la vie.
Viens ensuite la planification du menu.
Je prends la liste.
Et je l'organise, de façon à avoir des repas différents pour chaque jour, en me chargeant d'organiser les potentiels restes (habituellement en les passant en lunch, pour Chéri et moi). C'est en copiant la liste à l'ordinateur aussi que je pense aux accompagnements et aux gâteries, que j'inclus à la fin de la liste.
MENU DE LA SEMAINE du 3 au 9 janvier 2010
SAMEDI
Soir : Casserole de coquillettes à l’oignon et au sans-viande haché (salade césar)
DIMANCHE
Midi : Reste de coquillettes
Soir : Soupe repas style cassoulet (crudités)
LUNDI
Midi : Reste de soupe cassoulet
Soir : Croquettes de haricots rouges style falafels – à la mijoteuse (salade de fèves et de poivrons)
MARDI
Midi : Salade de lentilles du Puy et de jeunes épinards (fromage et biscotte)
Soir : Tofu poêlé, sauce au cari rouge (vermicelles de riz et légumes croquants au sésame)
MERCREDI
Midi : Restes (tofu ou croquette de haricots)
Soir : Saucisses de poireaux au fromage (pâte à l’ail et au piment, roquette)
JEUDI
Midi : Chaudrée de lentilles du Puy et lanières de TVP (crudités)
Soir : Salade de crevettes thaï, noix de Grenoble épicées au curry
VENDREDI
Midi : Reste de saucisses de poireaux au fromage (salade balsamique)
Soir : Tagliatelles aux champignons et au brie
SAMEDI
Soir : Tarte tatin à l’échalote caramélisée (salade dijonnaise)
Ça donne cela, que j'imprime ensuite et que je colle sur la porte du frigo, pour me marteler de bien suivre à la lettre mon menu de la semaine. C'est important, parce que c'est la seule façon que j'ai trouvé pour ne plus gaspiller de nourriture (ce qui est une des problématiques majeures de la surconsommation en Amérique du Nord. Un de mes pires problèmes, c'est que ça ne me tente pas toujours de cuisiner ce qui est prévu, et là, je dois faire de la gymnastique pour caser ce qui n'a pas été fait à un autre endroit, et que tout le monde ait son lunch au bureau quand même. On s'en sort bien, néanmoins. Parce que j'ai une bonne assistante.
Le plus dur, c'est de recommencer encore et encore. De trouver de nouvelles idées à chaque semaine. Mais au final, je retire beaucoup de ce système parce que je n'ai jamais aussi bien mangé, je n'ai jamais goûté autant de choses différentes, et ce, en seulement six mois. Imaginez l'année prochaine !
C'est justement en imaginant l'année prochaine, et toute la bouffe dans laquelle je pourrai me complaire d'ici là, que j'ai décidé de continuer Presque végé en dépit des critiques les plus diverses. Je termine donc en souhaitant à tous mes abonnés et à tous mes lecteurs une superbe année 2010, remplie de festivités, de repas entre amis, de découvertes culinaires, de nouveaux bons vins et de toutes les choses dont vous pourriez rêver !