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mercredi 21 mars 2012

Défi Épicerie: le résultat des courses


Alors, vous brûlez de savoir si j'ai tenu mon pari ? Et bien... oui ! Et... non. Ça dépend de quel angle on prend le tout. D'abord, le jour des courses s'est déroulé dans une atmosphère très différente de nos courses habituelles. J'étais tellement concentrée et stressée que le moindre contretemps (comme quand Chéri me ramène 300g de bacon tranché épais alors que je lui en avais demandé 125g, une différence de... TROIS dollars) me donnait des boutons et me donnait l'impression que le défi était gâché. Tout simplement. Or, il s'est avéré qu'en achetant une livre de beurre au lieu de deux, et en étant raisonnable dans tout le reste, nous avons assez facilement réussi à ne pas (trop) dépasser le seuil fatidique des 50$ d'épicerie.

En fait, le résultat total de l'épicerie de la semaine, une fois le chèque-cadeau de 12$ enlevé sur la facture de Métro, a été de 50.47 ! Pas mal, pas mal ! Cela étant, il a été plus difficile que prévu de s'en tenir au plan de match de la semaine. D'abord parce que vendredi, quand nous sommes allés compléter nos achats au Marché Oriental St-Denis, et que nous sommes allés veiller en emportant avec nous notre chou nappa et nos feuilles de la lot (oui, on est bizarres, oui, on a des troubles d'attachement), et bien... nous avons perdu une partie des courses en chemin, sans s'en rendre compte. Pas parce qu'on était trop enthousiasmés par la St-Patrick là, non, non ! Juste parce qu'on est malhabiles et qu'on a échappé les feuilles de la lot quelque part, sans s'en rendre compte. Résultat: Chéri est retourné au Marché Oriental St-Denis, et il est revenu avec 3$ de feuilles de la lot et de gingembre. Bilan: 53.47$

À quoi ça ressemble, 53,47$ d'épicerie ? Ça ressemble à ça, plus un chou nappa, un paquet de feuilles de la lot et un morceau de racine de gingembre.

C'est pas tant, n'est-ce pas ?

Est-ce que ça s'arrête là ? Et bien, pas vraiment... On a eu un budget divertissement un peu plus élevé que d'habitude, probablement parce que le budget épicerie très serré implique BEAUCOUP de cuisine, et on finit par être lassé. Donc, on a au moins déplacé deux repas pour les remplacer par des sorties au resto. Et hier, pour bien manger mes émotions après une déception professionnelle (ok, manger ses émotions, c'est NORMAL, c'est le monde qui mange comme des robots qui sont bizarres), je suis retournée à l'épicerie pour acheter du pop corn et des chips (cuites au four, quand même), pour grignoter pendant Twin Peaks, notre série télé du moment. Total de la facture: 8.78. Bilan total: 62.25, soit un peu plus de 12$ au-dessus du budget initial ou 24% de plus que le montant total prévu. C'est beaucoup !

Ceci m'a fait réaliser que 50$, c'est très peu pour deux personnes. Je n'ai pas pu me permettre aucun luxe, et je n'ai pas pu mettre quoique ce soit dans mes réserves, ce qui est bien plus inquiétant pour moi. En ajoutant 10$ de plus au 50$ initial, j'aurais pu acheter un petit roastbeef (il était en spécial chez Métro) et quelques cuisses de poulet que j'aurais pu utiliser cette semaine. Je pense que c'est d'ailleurs la mission que je vais tenter de relever cette semaine: 60$, avec quelques petits à côtés pas trop bon pour les coups de boule, et quelques petits trucs pour les placards.

Et vous ? Comment s'est passé votre épicerie de la semaine ?

jeudi 15 mars 2012

Défi Épicerie: la préparation, la liste et le menu

Et bien voilà ! Premier post sur le début de mon défi épicerie. J'ai fait mes premiers calculs, et honnêtement, il n'y en aura pas de facile ! Heureusement que j'ai un chèque-récompense de 12$ chez Métro pour l'accumulation des points Métro et moi, parce que notre repas hebdomadaire de poisson a failli se transformer en quelque chose d'un peu moins glamour. Je vais bientôt partir faire les courses, après avoir mangé parce que Chéri m'a préparé un drôle de truc pour le dîner et que j'ai bien hâte d'y goûter (quand je dis un drôle de truc, je veux dire un quesadillas avec des oeufs, des poivrons et... du kimchi), mais avant, je veux vous détailler un peu plus ma préparation.

D'abord, dans mon menu de la semaine, je ne prévois jamais les déjeuners. Je m'assure d'avoir du pain, des oeufs et du fromage dans le frigo (ce que Chéri et moi consommons habituellement au déjeuner, finalement) avant de partir à l'épicerie, mais je ne détaille pas plus que ça. Si nous avons envie de manger des crêpes ou du pain doré en cours de semaine, nous avons toujours ce qu'il faut sous la main ou presque, et je peux toujours faire un pain si je manque de pain pour mes traditionnelles rôties au P'tit crémeux Boivin et à la Sriracha (vous allez vraiment penser qu'on est un couple avec des goûts bizarres !). Par contre, je prévois tous les dîners et les soupers, quitte à me retrouver à passer un reste imprévu au dîner et à décaler les dîners suivants sur le menu de la semaine prochaine. De cette façon-là, je ne suis jamais prise au dépourvu. Finalement, je reçois des amis samedi soir, c'est donc une autre difficulté de rester dans le budget de 50$ tout en faisant un repas intéressant et savoureux digne des occasions spéciales. J'ai quand même trouvé des plats qui ne reviendraient pas trop cher en exploitant ce qu'il y a dans mon garde-manger et dans mon frigo, comme de la purée de citrouille, des carottes, des citrons Meyer, des condiments asiatiques et autres. Même le kimchi sera mis à contribution ! ;)

Comme justement je reçois avec une thématique asiatique samedi, je vais devoir passer au Marché Oriental St-Denis pour prendre quelques trucs qui ne sont pas disponibles ailleurs, comme des feuilles de la lot (merci à Chipeuse pour me les avoir faites découvrir !). Je dois aussi passer à l'Euromarché, une épicerie italienne du quartier St-Michel, pour me procurer un pot de Gardiniera à un prix avantageux. Ces deux établissements ont un avantage que les autres épiceries n'ont pas: ils offrent des produits typiques des cuisines régionales des pays de la clientèle à laquelle ils sont destinés, et ils les offrent généralement vraiment moins cher qu'en épicerie. Ainsi, en sachant que j'ai besoin de passer à l'Euromarché, j'en profite habituellement pour faire le plein de ricotta (2$ pour 450g au lieu de 5$ partout ailleurs !), de pâtes sèches de qualité, de tomates en boîte et, surtout, de veau, qui est vendu à un prix dérisoire puisque tellement présent dans la gastronomie italienne ! Au Marché Oriental, ce sont surtout les légumes que je convoite: quand je vois 10 belles limes fraîches pour 1$, je ne vois pas trop la nécessité d'en acheter des ratatinées à 2 pour 1$ à mon IGA de quartier. Bref: connaissez vos épiceries locales, c'est aussi une excellente façon d'économiser.

Je commence ma préparation de liste d'épicerie en épluchant les circulaires de mes deux épiceries régulières et en triant les bons spéciaux en fonction de ce que j'ai déjà dans mes réserves. Cette liste n'est pas vraiment faite en fonction de ce que j'ai besoin ou non, elle rassemble seulement ce que je considère être des bons achats de la semaine. La voici:


Ensuite, en fonction de ce que je vois sur la liste, je me remue les méninges en essayant de trouver des plats à cuisiner qui utiliseraient avantageusement un ou plusieurs éléments de cette liste, et les réserves que j'ai déjà dans mes armoires. Comme je fais la liste des spéciaux le mardi et que je ne fais l'épicerie que le jeudi, je me réserve souvent une grosse journée pour penser à cela à temps perdu. Pour m'aider, je consulte mes livres de recettes, mes favoris "Cuisine" sur Internet - soigneusement classés par types d'aliments (par exemple: pâtes, riz et pizza) et ensuite par types de recettes (par exemple: pâtes végétariennes, pâtes au poisson et aux fruits de mer, pâtes à la viande et à la charcuterie; j'ai même un dossier juste pour mes recettes de macaroni au fromage (je vous avais prévenu que j'étais un peu monomaniaque)), et ma liste d'îdées bouffe dans Word, un document dans lequel j'écris toutes les choses que j'aimerais cuisiner, que la recette existe ou non. C'est un peu le moment où je "crée" des recettes, en amalgamant ces idées avec les recettes que je connais déjà. Une fois que j'ai plusieurs bonnes idées, je monte le menu de la semaine. Je fais un petit tableau qui ressemble à ceci:


Et une fois le menu composé, je m'assure d'avoir tous les éléments pour cuisiner en bâtissant une liste d'épicerie détaillée avec les quantités requises ou le poids nécessaire. Inévitablement, je finis toujours par oublier quelque chose, mais en général, je m'en sors assez bien. Avec la liste de cette semaine, en prenant en compte le chèque-récompense, j'arrive à un total de 58$ estimé pour l'épicerie de cette semaine. Comment vais-je faire pour arriver au 50$ visé ? Je ne sais pas ! En espérant fort, je pense !


PS: En cliquant sur les photos, vous verrez bien plus nettement le texte... Si ça vous intéresse !

mercredi 14 mars 2012

Le prix de l'épicerie




Trouvez-vous que l'épicerie coûte cher ?

Bien j'espère ! Parce que c'est le cas. Selon les travaux de l'économiste Sylvain Charlebois, professeur en distribution et politiques alimentaires à l'Université de Guelph, le prix moyen du panier d'épicerie aura été en augmentation constante au cours des trois dernières années, avec une augmentation de 10% en 2008 et 2009, de 3% en 2010 et de 5% en 2011. Heureusement pour nous, l'augmentation anticipée pour cette année est presque nulle, mais des produits comme le sucre, le café, le riz, le maïs et les arachides auront connu un bon astronomique dans les derniers mois, allant de 30% pour les arachides à 70% pour le maïs. Tout ceci crée énormément de pression sur les finances des familles, et il faut être très créatifs pour arriver à nourrir tout notre petit monde sans dépasser le budget.

C'est pour cela que cette semaine, je vous propose un petit défi épicerie: je me donne le défi de faire une épicerie, suffisante pour nourrir deux personnes, à 50$ ou moins, soit 30 à 40$ de moins que ce que Chéri et moi payons habituellement. Je vous partagerai les différentes étapes de ma planification hebdomadaire (car oui, ça prend de la planification), ainsi que mon menu de la semaine et mes petites stratégies pour éviter de retourner à l'épicerie une fois le marché de la semaine fait. Évidemment, je n'hésiterai pas à puiser dans mes réserves (c'est bien à cela qu'elles servent !), mais je vais aussi essayer de vous donner des trucs pour les exploiter au maximum (parce que des fois, ça fait du bien de ne pas payer un sou d'épicerie durant la semaine).

Donc, comme demain est le jour de l'épicerie (en tout cas, chez moi), voici toujours mes petits trucs pour réduire la facture d'épicerie.

1. Tenez-vous au courant des spéciaux: C'est très important de ne pas aller à l'épicerie sans être préparés. Ça m'arrive de parler avec mes amies de ma grande passion pour le fait d'aller faire des courses (j'aime vraiment ça, pour vrai là), et quand elles me disent qu'elles regardent les spéciaux qu'une fois rendues à l'épicerie, j'ai toujours un petit quelque chose qui ressemble à une bouffée d'angoisse. Comment font-elles pour être sûres qu'elles cuisineront ce qu'elles achètent pour ainsi éviter le gaspillage ? Comment font-elles pour être certaines qu'elles profitent d'un bon spécial, et non pas d'un rabais de quelques sous qui ne vaut pas la peine ? C'est peut-être mon côté monomaniaque, mais pour moi, il est impensable de ne pas au moins vérifier les aubaines de la semaine avant de se rendre au magasin. Le niveau deux de la préparation, ensuite, c'est de noter les différents spéciaux desquels on aime profiter (poitrines de poulet parées et désossées, yogourts individuels, barres tendres, etc.) et de voir les différentes fluctuations. Par exemple, les poitrines de poulet, au prix régulier, peuvent se vendre jusqu'à 8.99$/lb au prix régulier, c'est cher ! Elles tombent souvent en spécial à 2.99$ ou 3.29$, prix que je considère comme un très bon spécial. Si j'en ai besoin une semaine, et qu'elles sont à 3.49$, je vais considérer que c'est un rabais suffisant pour en acheter, mais hors de question que je les achète à un prix "spécial" (qui n'en est pas un) de 5.99 ou 6.99/lb. La meilleure façon de savoir ce qu'est un bon spécial pour nous, donc, c'est de regarder souvent les spéciaux et de faire un suivi. Pas besoin de se faire un tableau sur Excel là ! Juste quelques notes suffisent pour une bonne planification.

2. Faire un menu, et s'y tenir: Et surtout, faire le menu en fonction des spéciaux de l'épicerie, et non pas en fonction de ce qu'on a envie de manger. Donc une fois qu'on a épluché les circulaires (je m'en tiens aux deux épiceries auxquelles je peux aller à pied et à l'épicerie italienne où je me rends en autobus, mais c'est à vous de voir jusqu'où vous pouvez étendre votre territoire de chasse), on repère quelques aliments qui peuvent entrer dans notre répertoire de recettes sous plusieurs formes (du filet de porc, par exemple, qu'on peut sans doute apprêter de différentes façons durant la semaine, ou des épinards, qui sont super polyvalentes et peuvent se transformer en quiche, en potage ou en pesto en un rien de temps) et on construit le menu en fonction de ces aliments. On complète au besoin avec ce qu'on a dans nos réserves, et en dernier recours, on achète ce qui manque. Après, et c'est le plus dur, on s'en tient au menu, quitte à inverser des repas (parce que oui, je planifie aussi le jour où je cuisinerai les recettes que je choisis) pour adapter nos goûts du moment.

3. Faire une liste, et la suivre:
C'est un des secrets pour éviter les traditionnelles chicanes conjugales pendant l'épicerie: faire la liste avant de partir, et n'acheter que ce qui se trouve sur cette liste. Si on n'en a pas besoin pour cuisiner ce qui est au menu, on n'en a pas besoin cette semaine-là. Évidemment, tout le monde a envie de gâteries de temps en temps. Planifiez-les dans vos achats de la semaine, comme ça, pas d'achats impulsifs qui viendront plomber le budget. Si vous avez envie d'un produit de luxe comme le homard, attendez la saison (règle d'or #1), attendez les spéciaux (habituellement 4.99$/lb à la fête des mères), et gavez-vous. Personne ne souhaite être privé non plus.

4. Intéressez-vous aux coupons rabais: Sans devenir obsessif comme les participantes de Accro aux coupons rabais (Extreme couponing en anglais), il est possible d'obtenir de bons rabais si on s'intéresse juste un peu aux coupons disponibles. Certaines sites offrent des coupons à imprimer directement à partir de notre ordinateur, d'autres nous les envoient par la poste. C'est une bonne façon d'économiser sur les produits pour la maison comme les nettoyants et le papier hygiénique. Pour les produits d'épicerie, surveillez les tear-pad en magasin, ces coupons qu'on place sur les tablettes et qu'il suffit de déchirer (d'où le nom de tear-pad). S'il s'agit d'un produit que vous utilisez souvent, n'hésitez pas à en prendre plusieurs ! Le meilleur, c'est quand on arrive à combiner les rabais. Par exemple, j'ai une vingtaine de coupons pour les petites cannettes de V8 que j'ai obtenu sur un tear-pad en magasin. Je ne les utilise pas chaque semaine, que nenni ! J'attends que l'emballage de six cannettes tombe en spécial à un très bon prix, comme 3 pour 5$ (1.66 chacun) et j'en achète plusieurs, en utilisant un coupon de 0.75$ de rabais pour chacun d'eux, ce qui fait que les emballages me reviennent à 0.91$ chacun... au lieu de 2.49$ au prix régulier. Qui dit mieux ? Des sites comme OnMagasine.ca peuvent vous aider à vous initier au merveilleux monde du couponing et à vous tenir au courant des bons deals en cours.

5. Faites des réserves: Quand un prix n'est pas mal, à l'épicerie, ou qu'on a une bonne occasion de combiner un rabais en épicerie et un coupon, faites des réserves. C'est bien moins cher d'acheter 3 douzaines d'oeufs quand elles sont en spécial à 3 pour 5$ (1.66$ la douzaine ou 0.14$ l'oeuf) que de les payer au prix régulier 3 semaines sur 4 (0.27$ l'oeuf). Même chose pour le fromage en brique (le Cracker Barrel Fort à 3$ au lieu de 7.49$ se conserve quelque chose comme 3 mois au frigo... a-t-on vraiment de bonnes raisons de l'acheter à plein prix dans ce temps là ?), les pâtes, les viandes qui se congèlent bien...

6. Mangez... végé: Évidemment, je prêche pour ma paroisse, mais les sources de protéines végétales sont, en général, beaucoup moins dispendieuses que les protéines animales (en plus d'être plus écologiques, et meilleures pour la santé). En réduisant votre apport en viande et volaille d'un ou deux repas par semaine, vous êtes assurés d'économiser une bonne partie de votre facture d'épicerie. Un sac de 2lb de légumineuses avec lequel on peut faire une vingtaine de portions coûte entre 2 et 4$. Un bloc de tofu ferme de 500g nourrit entre 3 et 4 personnes et coûte 2.50$. Combien de personnes pouvez nourrir avec 2.50$ de viande ?

7. Cuisinez !: Pourquoi acheter du pain, des barres tendres ou des muffins tout faits quand on peut en cuisiner des meilleurs au goût et des plus sains pour une fraction du prix en coût d'ingrédients bruts. Bon, ça demande, du temps, de la planification et de l'énergie, mais c'est valorisant d'apporter nos propres muffins au bureau et de voir le regard d'envie de nos collègues qui se contentent des galettes à l'avoine pleines de gras trans de la café. (Bon, bon, j'ai peut-être des sources de satisfaction étrange, j'en conviens).

Voilà ! Si vous avez d'autres trucs, n'hésitez pas à les partager dans les commentaires, et revenez tout au cours de la semaine prochaine pour lire les articles de la série "Défi Épicerie".

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