mardi 8 mars 2011

Parle-t-on trop de cuisine ?

C'est un thème qui est devenu récurrent récemment, probablement parce qu'il était temps que la question se pose. À la suite de la parution de cet article du Atlantic Magazine, Marie-Claude Lortie a écrit cette chronique où elle abordait la question de front, avant de participer cette semaine à une table ronde chez Christiane Charette, aux côtés de Marie-Soleil Michon et Jean-Pierre Lemasson. Et parce nous, forumeux, sommes des gens très à l'avant-garde, nous nous étions interrogés collectivement sur le sujet, dès le mois d'octobre (je vous laisse deviner qui je suis parmi les intervenants, ça ne devrait pas être difficile !). Manifestement, personne n'a encore fait le tour de la question, et je la pose à nouveau pour vous: parle-t-on trop de cuisine ? Accordons-nous, collectivement, trop d'importance à la gastronomie ? Corrélativement, est-ce que ça existe, le snobisme culinaire ?

Émotivement, je répondrais non aux deux premières questions et oui à la dernière, même si dans les faits, je pense que ce sont de fausses questions. La façon de poser le problème semble omettre la complexité du domaine culinaire et la diversité de ses applications, et il est par conséquent impossible de répondre seulement oui ou seulement non. Je ne sais pas si vous vous souvenez de ça, mais il y a près d'un an et demi, je vous posais une autre question, à savoir si nous sommes, en tant que collectivité, cultivés. Et j'énonçais ce qui est pour moi la définition même de la culture, c'est-à-dire l'ensemble des gestes posés par une société qui sont fédérateurs de son identité culturelle. Selon cette définition, et selon bien d'autres, parler de cuisine, c'est aussi diffuser sa culture, et c'est, selon moi, une façon de rester vivants. Pour paraphraser Simone de Beauvoir qui disait que parler de l'Amérique, c'est parler de tout un éventail d'Américains, pour moi, parler de cuisine, c'est parler de tout un éventail de gens et de cultures différents, et c'est dans cet échange culturel que réside l'intérêt de la diffusion gastronomique.

Cela ne signifie pas qu'il n'y a pas d'excès (d'où ma réponse affirmative à l'existence d'un certain snobisme culinaire), et il n'est pas impossible qu'il y ait une certaine dérape quelque part, mais je ne le constate pas ici, dans mon univers. Il y a bien sûr des gens qui ne sauront jamais où s'arrêter et qui, dans leur quête de perfection culinaire, en finiront par oublier le plaisir physique et affectif d'un bon repas partagé, mais ces gens sont pour moi des névrosés monomaniaques, pas des intervenants crédibles dans le domaine de la gastronomie. Il y a aussi, évidemment, tout un tas de produits culturels qui portent sur la cuisine dont nous n'avons pas besoin (rappelez-vous ma montée de lait lors de l'annonce d'une émission portant sur les travaux du Docteur Béliveau, je ne savais pas encore que ça allait être mauvais et je la détestais déjà), parce que personne n'a besoin d'un canal spécialisé où on parle de bouffe vingt-quatre heures sur vingt-quatre, mais personne n'a besoin d'un canal spécialisé diffusant des matchs de hockey vingt-quatre heures sur vingt-quatre et RDS existe quand même. C'est que l'offre répond à une certaine demande, où, à tout le moins, à la recherche incessante du créneau qui marche - et avec la cuisine, on en a certes trouvé un bon.

Est-ce que ça veut dire qu'on parle trop de cuisine ? Je ne pense pas. Pas, en tout cas, pour les raisons invoquées dans l'article du Atlantic Magazine. Pour moi, taxer de snobisme et d'élitisme les gourmets en tout genre, sous prétexte qu'il fut un temps (révolu, disons-le) où on jugeait un homme par l'opulence et la richesse de sa table, c'est porter un jugement qui relève de l'étroitesse d'esprit. Il y a DES snobs, mais les foodies ne sont pas snobs pour autant. Que le snobisme découlerait de la gourmandise me semble un syllogisme fallacieux. Maintenant, il y a assurément des foodies qui sont très snobs, mais il y en a aussi qui sont très cons, et on ne s'interroge pas sur l'existence d'une certaine connerie culinaire. Ce doit être parce que des cons, comme des snobs, il y en a partout, et ce n'est pas une raison de stigmatiser le reste des gens qui s'adonnent aux mêmes pratiques qu'eux. J'admets assez aisément qu'une personne qui ne s'intéresse pas à la gastronomie puisse considérer certaines pratiques gourmandes comme excessives (si on m'avait dit, il y a quelques années, que je fabriquerais mon propre yogourt ou mon tofu, j'aurais sûrement pensé que la personne devant était complètement tarée parce que je ne voyais pas l'intérêt de fabriquer ces choses quand on peut les acheter), mais je ne les autorise pas pour autant à considérer snob ce qui échappe à leur compréhension.

Tout comme je n'autorise pas B.R. Myers à traiter les foodies d'incultes invétérés qui ne s'intéressent à Proust que pour les madeleines (on voit bien que Myers a une connaissance approfondie de Proust lui-même, n'est-ce pas ?). C'est une argumentation circulaire, mais si certains foodies sont incultes sur tous les sujets qui ne s'approchent guère de la sphère culinaire, d'autres sont de véritables passionnés, égides d'un savoir encyclopédique qu'ils communiquent au rythme de leurs découvertes, qu'elles soient culinaires, littéraires, œnologiques, cinématographiques ou culturelles. S'agit de bien choisir ses amis. Je lui refuse aussi le droit de considérer comme une authentique forme de snobisme la tendance qu'ont les gourmets de remettre en question l'élevage industriel et le fast-food; ce n'est pas parce qu'on est foodie qu'on souffre d'une ablation du muscle du jugement, et si certains foodies remettent en question ces pratiques qui les dérangent pour des questions éthiques, la seule chose à pointer du doigt c'est leur conscience sociale, pas leur prétendu snobisme.

Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas remettre en question certaines pratiques dans le monde gastronomique. Oui, il est possible que considérer favorablement une dépense de près de deux cents dollars sur un repas au restaurant et prêcher notre non-snobisme équivaut un peu à parler des deux côtés de la bouche; c'est parce qu'il y a effectivement une portion du monde de la cuisine qui n'est pas accessible à tous. À mon avis, ce n'est pas nécessairement celui qui mérite le plus de diffusion, mais là n'est pas la question. Il est aussi possible que dans une prétendue plus grande ouverture d'esprit, le foodie se soit finalement enfermé dans un certain rigorisme moral qui les éloigne un peu du plaisir qu'il recherchait au départ. Je connais des blogueurs flexitariens qui auraient honte de partager leur recette de macaroni à la viande du dimanche, et c'est très triste. (Au passage, la mienne est disponible ici.) Il est aussi possible que la portion de la sphère gastronomique qui consiste en une recherche constante d'un plaisir sensuel et gustatif ait un petit quelque chose de superficiel et vain. Reste qu'on ne s'attaque ici qu'à des aspects spécifiques du foodie-isme qui, examinés ainsi, ne valent pas une réponse affirmative à la question qui sert d'introduction à ce billet.

Pour moi, la cuisine, c'est quelque chose d'excessivement globalisant. C'est d'abord pragmatique: c'est manger trois fois par jours, combler des besoins nutritionnels, avoir faim, n'avoir plus faim, avoir envie de quelque chose. C'est aussi physique: c'est toucher de la nourriture, la préparer avec plus ou moins de plaisir, selon l'heure de la journée et les circonstances, la mettre en forme, la préparer, la mettre dans ma bouche et y accorder plus ou moins d'intérêt, selon l'heure de la journée et les circonstances. C'est aussi affectif: c'est préparer quelque chose que Chéri aime et le regarder dévorer avec plaisir, c'est recevoir famille et amis dans notre petite cuisine surchauffée et leur servir des plats plus ou moins compliqués, selon l'heure de la journée et les circonstances, c'est obtenir un certain plaisir face à une réalisation, c'est obtenir une certaine sensation face à une exécution quelconque. C'est donc aussi quelque chose de concret qui me sort de ma vie intellectuelle et qui comble une autre dimension de ma vie. C'est aussi, malgré tout, intellectuel: c'est réfléchir aux implications de mes choix alimentaires, c'est concevoir ma démarche culinaire comme quelque chose de raisonné, c'est accorder beaucoup de mes pensées à la nourriture, aussi frivole cela peut-il être. C'est éthique aussi: c'est croire que mes choix en tant que consommatrice ont une influence, qu'acheter et manger, c'est politique, que le travail que je fais ici pour vous faire découvrir le flexitarisme, c'est une façon de contribuer à la préservation de l'environnement. Finalement, c'est divertissant: c'est un passe-temps, un vide-cerveau, un plaisir jouissif. C'est le temps que je passe à lire des livres de recettes signés par des cuisiniers avec un parcours hallucinant, que je raconte ensuite à Chéri avec tout l'émerveillement qui se doit. Bref, parler de cuisine, c'est bien des choses mais évidemment ce n'est pas du tout toute ma vie (dans les faits, je rêve bien plus souvent à Simone de Beauvoir qu'à mon souper du lendemain). C'est là que se trouve l'équilibre.

Si on revient à la question de départ, donc, je pense que non, on ne parle pas trop de cuisine. Je pense même qu'on n'en parle pas assez, puisqu'il y a des gens qui sont encore convaincus que manger de la malbouffe est moins dispendieux que de se faire à manger, puisque d'autres gens ne sont pas encore conscients que leurs choix alimentaires ont une portée presque directe sur leur environnement et sur l'économie de leur communauté, et encore parce que des gens sont inconscients des mécanismes déployés par leur corps et par leur environnement pour leur faire répondre à leur sensation de faim. On n'en parle pas assez parce qu'il y a encore plein de gens malheureux dans la vie qui pourraient peut-être trouver du réconfort dans le fait de faire quelque chose de leur deux mains qui réunirait des gens autour d'un plaisir partagé. On n'en parle pas assez non plus parce que des enfants ne mangent pas à leur faim alors que leurs parents ne savent pas que des initiatives comme Bonne boîte bonne bouffe existe. On n'en parle pas assez tout simplement parce que nous ne sommes pas encore rassasiés de toutes ces informations que nous avons sur le sujet et il n'y a, à mon avis, aucun sujet qui ne vaille pas la peine qu'on s'y intéresse.

Quand on sera rassasiés, et qu'on en aura assez parlé, les choses s'équilibreront d'elle-même. En attendant, cuisiner, je fais ça trois fois par jour et je vais continuer d'en parler aussi longtemps que j'éprouverai du plaisir à le faire.

jeudi 3 mars 2011

Polenta à la caponata


J'ai fait cette petite recette hier soir, pour recevoir un ami de Chéri qui n'était jamais venu à la maison. J'étais un peu anxieuse parce que ce n'est pas tout le monde qui apprécie de manger végé-végé, mais je ne pouvais pas non plus déroger de mon menu de la semaine parce que les légumes qui devaient servir à confectionner la caponata avaient vraiment besoin d'être utilisés. Finalement, tout le monde a apprécié et je suis vraiment contente d'en avoir de reste pour les prochains jours. C'est la première recette que j'emprunte au Cuisinier Rebelle et j'en suis plutôt ravie. Ce que j'ai aimé, c'est qu'une fois qu'on a coupé les légumes en dés et qu'on les a assaisonnés, on n'a presque plus rien à faire. Excellent pour les gens qui veulent un bon petit plat mitonné mais qui n'ont pas trop envie de mettre la main à la pâte !

Malgré le caractère un peu louche de la polenta toute faite, elle est devenue délicieuse une fois frite. Pour plus de goût, vous pouvez faire votre polenta maison et la faire prendre en rouleau avant de la faire frire, ce sera sans doute encore meilleur !

Ce qu'il vous faut:

- 1 aubergine, coupée en dés
- 2 courgettes, coupées en dés
- 1 poivron rouge, coupé en dés
- 1 oignon rouge, coupé en dés
- 2 tomates italiennes, épépinées et coupées en dés
- 1/4 de tasse d'huile d'olive
- 1/4 de tasse de vinaigre balsamique
- 1 grosse cuillère à soupe de sambal olek
- Sel et poivre du moulin

- 1 petit oignon, émincé
- 3 gousses d'ail, écrasées
- 1/3 de tasse de vin rouge
- 1 boîte de tomates San Marzano
- 1 cuillère à thé (comble) de sucre
- 1 bonne pincée d'origan séché
- 1 bonne pincée de basilic séché
- 1 bonne pincée de piment piquillo séché (n'importe quelle sorte de flocons de piment ferait l'affaire)
- 2 cuillères à soupe de pâte de tomates

- 1 rouleau de polenta ferme, maison ou du commerce
- 1 oeuf, battu
- 1 tasse de parmesan, finement râpé
- Huile pour friture



Modus:
  • Préchauffer le four à 375 degrés.
  • Mélanger tous les légumes de la caponata et arroser de l'huile d'olive et du vinaigre. Saler et poivrer au goût, puis remuer pour bien mélanger.
  • Étendre le mélange sur une plaque recouverte de papier parchemin et enfourner. Cuire entre 50 et 60 minutes en remuant à l'occasion, jusqu'à ce que les légumes soient caramélisés. Attendre au moins 20 minutes avant de remuer pour la première fois, pour que les légumes aient une belle coloration.
  • Pendant ce temps, préparer la sauce arrabiata. Faire chauffer un peu d'huile d'olive dans une sauteuse et y faire dorer l'oignon. Ajouter l'ail lorsque l'oignon est translucide et cuire jusqu'à ce qu'elle embaume.
  • Déglacer avec le vin rouge et laisser réduire de moitié. Ajouter la boîte de tomates et les écraser avec le dos d'une cuillère ou avec un pilon à pommes de terre.
  • Ajouter le sucre, l'origan, le basilic et le piment, puis saler et poivrer au goût. La sauce doit être légèrement épicée.
  • Laisser mijoter à feu doux durant 45 à 60 minutes. Réserver.
  • Lorsque la caponata et la sauce sont prêtes, trancher le rouleau en tranches d'environ un centimètre.
  • Tremper chaque tranche dans l'oeuf battu avant de l'enrober de parmesan.
  • Faire chauffer l'huile dans un wok (environ 2 cm d'huile) et faire frire les tranches de polenta jusqu'à ce qu'elles soient dorées de chaque côté (au moins quatre à cinq minutes par côté). Égoutter sur du papier absorbant.
  • Disposer trois tranches par personne et arroser de sauce arrabiata. Garnir d'une bonne portion de caponata et parsemer de parmesan au goût.

mardi 1 mars 2011

Nouilles Singapour épicées


La première fois que j'ai mangé des nouilles Singapour, j'étais chez un ami qui portait quatre noms différents mais que nous surnommions Zurd pour des raisons de commodité (quelqu'un se rappelle pourquoi d'ailleurs ?). Après une soirée passablement arrosée et embrumée, nous nous étions jetés sur un reste de nouilles Singapour qui traînait au frigo, que nous avions copieusement arrosé de sel de mer, et que nous avions englouti avec plaisir. J'avais à l'époque seize ans, et j'ai eu une véritable révélation. Les nouilles Singapour, c'est drôlement bon ! Après, pendant, disons, les quatre ou cinq années qui ont suivi, chaque fois que je me commandais du chinois, je commandais ces nouilles jaunes et odorantes et je les engloutissais avec un plaisir chaque fois renouvelé.

Mon amour pour les nouilles Singapour s'est amoindri au fur et à mesure que j'ai développé des passions obsessionnelles pour d'autres types de nourriture (la soupe pho, par exemple), mais je ne dédaigne jamais un plat de ces nouilles - qui portent curieusement le nom de Singapour puisqu'elles ne sont pas du tout connues sur cette île.

Au tout début de ce blogue, j'avais présenté une version végétarienne des nouilles Singapour dont j'avais été, si je me fis à mes commentaires, plus ou moins déçue. Celles d'aujourd'hui ne sont pas végé puisque j'y ai ajouté des crevettes, mais vous pouvez les omettre pour une version sans viande. Les laitues chinoises étant en spécial à l'épicerie cette semaine, j'en ai profité pour ajouter un paquet de légumes, ce qui était délicieux. Parce que j'ai utilisé des vermicelles de riz brun, mes nouilles n'ont pas la couleur jaune caractéristique des nouilles Singapour, et elle n'ont pas le petit fini poudré qu'on leur connaît en bouche, mais elles sont MERVEILLEUSES ! J'ai vécu une sorte d'épiphanie culinaire en dînant, alors je vous encourage fortement à les essayer.



Ce qu'il vous faut:

- 1 paquet de 250 grammes de vermicelles de riz brun (ou blanches, mais elles sont moins nutritives)
- 3 cuillères à soupe de sauce soja claire
- 2 cuillères à thé (combles) de poudre de cari
- 1 cuillère à thé (comble) de curcuma
- 1 pincée de flocons de piment (au goût)

- 1 livre de crevettes de grosseur 18-22, équeutées
- 1 cuillère à soupe d'huile de sésame
- 1 cuillère à thé de sambal olek

- 4 grosses feuilles de chou nappa émincées, les tiges et les feuilles séparées
- 4 grosses feuilles de bok choy, les tiges et les feuilles séparées
- 1 poivron rouge, finement émincé en lanières
- 1 petit oignon jaune, finement émincé en demi-rondelles
- 3 tasses de fèves germées
- 3 oignons verts émincés, le blanc et le vert séparé
- 3 gousses d'ail, hachées
- 1 morceau de racine de gingembre d'environ 1 pouce, émincé

- 4 oeufs, battus
- 1 cuillère à thé de sambal olek
- 1 pincée de sel

Modus:
  • Déposer les vermicelles dans un saladier et les arroser d'eau bouillante. Remuer jusqu'à ce qu'elles soient ramollies. Égoutter et réserver.
  • Dans un grand wok, verser l'huile de sésame et cuire les crevettes à feu vif, jusqu'à ce qu'elles soient grillées. Incorporer le sambal et remuer pour les enrober. Réserver.
  • Rincer le wok et y verser un peu d'huile d'arachides. Chauffer à feu vif et y cuire l'ail et le gingembre jusqu'à ce qu'ils embaument.
  • Ajouter les oignons, le poivron, les tiges de bok choy et de chou nappa et le blanc des oignons verts. Cuire environ trois minutes, jusqu'à ce que les légumes soient chauds mais croustillants.
  • Incorporer les vermicelles et les fèves germées puis assaisonner avec la sauce soja, le cari et le curcuma. Remuer à l'aide de baguette pour bien mélanger les légumes, les vermicelles et la sauce.
  • Mélanger les oeufs battus, le sambal olek et le sel.
  • À l'aide d'une cuillère de bois, repousser les nouilles sur un côté du wok et verser les oeufs dans l'espace ainsi obtenu. Cuire en remuant durant une minute, puis intégrer au mélange de nouilles.
  • Remettre les crevettes dans le wok et touiller. Ajouter un peu de flocons de piment thaï au goût.
  • Servir immédiatement, avec des quartiers de lime.

lundi 28 février 2011

Bruschetta hivernale à l'huile de truffes et au pesto


Je ne sais pas pour vous, mais moi, j'entretiens un amour plutôt passionnel pour les petites bouchées. Il n'y a rien que je n'aime plus au monde qu'une soirée où on mange dans le salon, sur la petite table qui trône devant la télé et qui déborde, pour l'occasion, de plateaux de nourriture de toute sorte. C'est une tradition que nous avions avec ma mère et mon beau-père que de nous réunir pour écouter le hockey du samedi soir avec plein de petites choses à grignoter: pita croustillants et trempette de haricots blancs au pesto, brochettes de prosciutto, tomates cerises et boconccini, rillettes de canard et crostini... Bien souvent, on mange bien plus que si nous nous asseyions pour manger, mais ce n'est pas grave, parce que c'est toujours délicieux !

Une des petites bouchées que je préfère, parce qu'elles sont fraîches et croustillantes, ce sont les bruschettas. Par contre, en plein hiver, c'est dur de retrouver le goût piquant de l'ail fraîchement cueilli ou la fraîcheur du basilic estival. C'est ici que l'huile de truffes et le pesto viennent à notre rescousse: l'huile de truffes apporte un arôme piquant qui rappelle celui de l'ail, et le pesto, évidemment, transporte toutes les saveurs du basilic conservé dans l'huile. C'est tout simplement délicieux.



Ce qu'il vous faut (pour 8 à 10 bruschettas):

- 2 tomates italiennes de serre, épépinées, coupées en très petits dés
- 1 gousse d'ail, finement hachée
- 1 petite poignée de persil frais, finement haché
- 2 cuillères à thé de pesto de basilic
- 1 filet d'huile de truffes
- 2 cuillères à soupe de provolone, finement râpé
- Poivre et sel du moulin
- Copeaux de pecorino romano, pour garnir

- 8 à 10 fines tranches de pain au levain ou au sésame
- 1 cuillère à soupe d'huile d'olive

Modus:
  • Préchauffer le four à 425 degrés. Déposer le pain sur une lèche-frite, arroser d'huile d'olive et saler et poivre au goût. Enfourner et griller jusqu'à ce que le pain soit croustillant sans être trop doré.
  • Pendant ce temps, mélanger les dés de tomates, l'ail, le persil et le fromage. Ajouter le pesto et l'huile de truffes (doser au besoin, mais il vaut mieux en mettre moins et en rajouter) et mélanger. Saler et poivrer au goût. Laisser macérer à température pièce durant environ 45 minutes.
  • Lorsque les croûtons sont près, déposer une bonne cuillère à soupe du mélange sur chacun d'entre eux et garnir d'un copeau de pecorino romano.

mercredi 23 février 2011

Lentilles au romarin sur polenta crémeuse au parmesan




Ouf ! Ça fait quelques jours que je n'ai pas fait d'entrée, mais j'ai eu un peu de difficulté avec mon appareil-photo numérique (difficultés qui ne sont pas exactement réglées, vous le verrez en regardant les photos un peu trop jaune de cette polenta !) et j'ai été très très occupée à écrire mon mémoire, et j'ai donc délaissé un brin la cuisine. Pourtant, malgré les occupations et les photos étranges, je me suis empressée de venir partager cette recette parce que c'est à la fois très bon (très, très bon, à s'en rouler par terre de plaisir et de bonheur), très roboratif et très, très économique. Parfait pour les étudiants paumés, les mamans économes ou les bons vivants.

(Et, en même temps, j'accomplis une deuxième résolution culinaire 2011 !)

Ce qu'il vous faut:

- 1 tasse de lentilles Du Puy, rincées et égouttées
- 1 oignon, finement émincé
- 2 gousses d'ail, écrasées
- 2 branches de romarin, effeuillées et émincées
- 2 tasse de bouillon de légumes
- 1 tasse d'eau
- 1 tasse de farine de maïs
- 3,5 tasses de bouillon de légumes
- 1/4 de tasse de mélange laitier crémeux à 5% de gras
- 1 gousse d'ail écrasée
- 3 cuillères à soupe de beurre
- 1/2 tasse de parmesan râpé
- Poivre du moulin
- Sel
- Persil haché

Modus:
  • Dans une casserole, faire chauffer un peu d'huile d'olive et faire revenir l'oignon et le romarin à feu mi-vif, jusqu'à ce qu'il soit transparent. Incorporer l'ail et les lentilles et cuire encore une minute.
  • Mouiller avec l'eau et le bouillon et porter à ébullition. Baisser le feu et laisser mijoter, jusqu'à ce que les lentilles aient absorbé tout le bouillon, soit environ 40 minutes. Surveillez pendant les dernières minutes de la cuisson pour éviter que le mélange ne colle.
  • Retirer du feu et réserver.
  • Durant les dernières minutes de cuisson de la polenta, porter la deuxième quantité de bouillon à ébullition. Incorporer l'ail et le poivre, puis retirer du feu.
  • Verser la polenta en pluie sur le bouillon en fouettant vigoureusement à la fourchette.
  • Remettre sur le feu éteint et incorporer la crème, le parmesan et le beurre en continuant de mélanger. Ajouter un peu de bouillon ou de crème au besoin. Saler au goût.
  • Saupoudrer de persil et touiller.
  • Garnir chaque assiette d'une bonne portion de polenta et couvrir de lentilles. Servir avec un peu de pain frais.

mercredi 16 février 2011

Crème de lentilles à l'indienne et pain naan à l'huile de truffes


Encore une variation sur le thème de la soupe aux tomates et du grilled cheese. Je me suis inspirée de ma traditionnelle recette de soupe aux lentilles épicées pour faire une soupe crémeuse et épicée, que j'ai accompagné d'une petite recette puisée dans Comme au chalet de Laurent Godbout. Je n'ai pas suivi exactement sa recette de pain naan à la crème sûre, mais j'ai trouvé qu'il s'agissait d'une bonne base pour improviser.

Ce qu'il vous faut:

Crème de lentilles à l'indienne

- 1 oignon, haché
- 3 gousses d'ail, hachée
- 2 1/2 tasses de bouillon de légumes
- 175 grammes de lentilles corail
- 1 boîte de tomates entières de 14 onces (ou la moitié d'une grosse boîte de 28 onces)
- 1 cuillère à thé de Garam Masala
- 1 cuillère à thé de curcuma
- 1 cuillère à thé de cumin
- 1/2 cuillère à thé de coriandre, moulue au mortier
- 1/2 cuillère à thé de poivre de cayenne
- 1 cuillère à soupe comble de crème de coco, ou 2 à 3 cuillères à soupe de crème
- Sel et poivre

Pain naan à l'huile de truffes

- 2 pain naan, maison ou du commerce
- 2 cuillères à soupe de crème sûre
- 1/4 de tasse de cheddar fort râpé
- 1 oignon vert, finement émincé
- Quelques gouttes d'huile de truffes (allez-y mollo pour ne pas que le parfum soit trop fort, ça peut facilement tomber sur le coeur...)


Modus:
  • Dans une grande casserole, faire chauffer un peu d'huile et y faire tomber les oignons à feu moyen, jusqu'à ce qu'ils soient translucides.
  • Incorporer l'ail et les épices, et cuire en remuant jusqu'à ce qu'ils embaument, environ une minute.
  • Ajouter le bouillon de légumes, les tomates, les lentilles et la crème de coco.
  • Laisser mijoter durant 20 à 25 minutes, jusqu'à ce que les lentilles soient cuites.
  • Réduire en purée au mélangeur, jusqu'à ce l'obtention d'une purée lisse, en ajoutant un peu d'eau au besoin. Saler et poivrer au goût.
  • Préchauffer le grill panini.
  • Mélanger la crème sûre, le fromage râpé, l'oignon vert et l'huile de truffes. Saler et poivrer au goût.
  • Badigeonner un des pains naan du mélange de crème sûre et refermer en sandwich avec l'autre pain naan.
  • Griller jusqu'à ce le fromage soit fondu et que le pain soit doré.
  • Couper en tranches et tremper dans la soupe ! :)

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