dimanche 23 janvier 2011

Critique restaurant: Macaroni Bar


Chéri a décidé, pour son anniversaire, que nous rayerions le premier restaurant sur notre liste de résolutions culinaires 2011: le Macaroni Bar. Même si la critique qu'en avait fait Gildas Meneu dans le Voir était plutôt tiède, Chéri et moi étions assez intrigués par ce restaurant branché qui occupe les locaux du mythique Tire-Bouchon depuis un peu plus de deux ans. Comme Chéri adore la bouffe italienne, et que c'est un sacré gourmand (vous en doutiez ?), l'endroit s'avérait tout désigné pour célébrer son premier quart de siècle - ce que nous avons fait en bonne et due forme, après une visite au Belgo avec notre ami Jean-Gabriel.

Première constatation, lors de notre arrivée: le Macaroni Bar n'est pas exactement un restaurant - c'est plutôt un supper club, dans la plus pure des traditions saint-laurentiennes, à l'image du Buona Notte (où nous étions justement aller manger l'année dernière, à la même occasion). N'étant pas des plus à la mode, Chéri et moi avons entamé la soirée avec l'impression d'être vaguement undressed, même si Marc-Olivier (notre dévoué serveur) s'est empressé de nous dire que le Macaroni Bar est un supper club qui prend la bouffe très très au sérieux, et que le chef, Sergio Mattoscio, rivalise de bon goût et d'originalité pour élaborer son menu.

Et en général, je pense que Marc-Olivier a raison. Oui, le Macaroni Bar fait très branchouille, avec son décor monochrome, son éclairage étudié et son mobilier contemporain (très confortable, soit dit en passant; réservez les banquettes !), mais c'est aussi un endroit où on mange, et où on mange très bien. Qu'aux petites heures, les clients restent pour faire la fête autour d'une bouteille de Grey Goose n'y change rien: ce qu'on a dans notre assiette est solide, savoureux et très, très roboratif.

Après une longue discussion avec notre charmant et attentionné serveur, nous avons entamé la soirée avec deux tartares différents: le tartare de boeuf classique pour Chéri et les bombes de thon pour moi - une des spécialités de la maison qui fait pas mal jaser dans le milieu. Nous avons aussi commandé une bouteille d'un très correct Valpolicella Ripasso de chez Michel Castellani, qui s'est avéré un très bon choix pour les bombes de thon (même si ça me fait toujours un petit pincement au coeur de payer près de 50$ une bouteille de vin qui en vaut une vingtaine dans les faits...). Marc-Olivier a tenu à nous prévenir que le tartare de boeuf ne serait pas des plus épicés, ce qui n'est pas exactement le cas. Si on a eu la main très très leste sur le tabasco, le tartare est cependant savoureux, poivré, huilé et aromatisé juste ce qu'il faut pour être délicieux. La viande, hachée grossièrement au couteau (exactement comme nous l'aimons !), était des plus tendres, et la légèreté de l'assaisonnement laisse place au goût imbattable de la viande crue. Même si les traditionnels croûtons n'ont rien de bien original, ils sont primordiaux aux côtés d'un tel tartare, et le croustillant qu'ils apportent en bouche est le liminaire essentiel de la dégustation.


De mon côté, les bombes de thon ont été renversantes: je m'attendais à quelque chose d'assez épicé, mais l'assemblage est dans les faits assez équilibré. Oui, le goût (et le petit kick) du sambal ressort - et c'est entre autres pour ça qu'on aime ces bombes ! -, mais on aime aussi la subtilité des oignons verts, la saveur marquée de l'huile de sésame et le croustillant du riz soufflé qui vient donner texture et originalité à la chose. En elle-même, la portion est gargantuesque: j'ai refilé une de mes quenelles à Chéri et je n'avais déjà plus faim pour le reste du repas. Chéri a tellement aimé qu'il m'a dit qu'il reviendrait au Macaroni Bar juste pour manger ce tartare avec une bière. C'est tout dire ! Mon seul reproche irait à l'aïoli au gingembre qui vient achever l'assiette et qui donne une douce texture crémeuse à l'ensemble: je l'aurais aimé bien plus gingembré - à tout le moins, avec un goût de gingembre facilement perceptible.


En deuxième service, Chéri s'en est donné à coeur joie dans les pâtes en choisissant le maccheroni au fromage au gorgonzola. L'assiette, monstrueuse, est présentée en toute simplicité. Ici, pas de doute, ce sont les pâtes qui sont reines, et elles sont mises en valeur. Simplement garni d'un peu de ciboulette, le maccheroni avait tout d'un mac and cheese chic, avec le goût relevé caractéristique du fromage bleu. Moi qui ne suis pas une fan des pâtes persillées de toutes sortes, je me suis surprise à piger à plusieurs reprises dans l'assiette de Chéri. L'ensemble est réussi: ça goûte le gorgonzola, et c'est ce goût relevé et typé qu'on recherche lorsqu'on y va pour une deuxième bouchée. À la fin, par contre, la crème et le fromage finissent par être un peu lourds en bouche: on aurait gagné à assouplir le plat avec une touche de fraîcheur.


De mon côté, j'ai choisi de finir mon repas en commandant la fameuse poutine aux gnocchis, poutine qui fait tellement jaser qu'elle est même en vedette sur l'affiche qui sert à faire la publicité du restaurant au coin de la rue. Heureusement pour moi (qui était, à ce moment, déjà amplement rassasiée !), la poutine aux gnocchis fait partie des entrées: la portion est raisonnable - mais pas légère pour autant. Les petits gnocchis - qui sont faits main, en cuisine - ne sont pas frits comme on me l'avait dit: ils sont plutôt caramélisés, encore très tendres à l'intérieur ET à l'extérieur. On les arrose d'une sauce de type gravy à base d'une réduction de veau et on les coiffe ensuite de fromage St-Guillaume, le fameux fromage qui fait kwick kwick. Chéri et moi avons été unanimes sur la question: la poutine aux gnocchis, c'est bon. Pas nécessairement bon à s'en taper les cuisses de plaisir, mais assurément très bon et très réconfortant. Une critique toutefois: la sauce manquait (à mon goût) de coloration - peut-être était-on à court de fond de veau foncé, ou avait-on été rapides sur le temps que les os avait passé à rôtir - et elle était, aussi, un peu trop salée - peut-être trop réduite. Dans tous les cas, la combinaison des gnocchis moelleux, du fromage élastique et de la sauce crémeuse est réussie. Pas aussi mémorable que mes bombes de thon, mais assurément réussie.



Comme nous étions plein comme des boudins, nous avons pris un seul dessert pour clôturer notre soirée, et, à notre grand regret, pas la pizza au nutella et au ricotta (nous serions encore sur place à essayer de nous rouler jusqu'ici, si c'était le cas). Nous avons plutôt opté pour le Smores, savante réinvention du classique qui se déclinait ici comme un brownie - un peu sec, il aurait eu avantage à avoir une texture plus crémeuse, semblable à celle d'un fudge - coiffé d'un crumble de biscuits graham, de crème glacée et, bien sûr, de guimauve grillée. Chéri a particulièrement aimé la crème glacée, qui avait la texture dense et fondante des gelato. De mon côté, j'ai trouvé que le jeu sur les textures était particulièrement réussi. C'était un bon dessert, sans être particulièrement révolutionnaire.


Comment conclure sinon pour dire que le Macaroni Bar est un très bon restaurant qui devrait être visité au moins une fois, ne serait-ce que pour découvrir ce que sont les classiques de la maison. Nous avons été choyés, lors de notre visite, par un service impeccable qui nous a grandement impressionnés. Aussi, si la cuisine n'est pas nécessairement des plus inventives (c'est surtout au niveau des entrées que le chef s'éclate; du côté des secondi, on reste dans une cuisine des plus classiques), ce qui nous a été servi était bien exécuté. Il y aurait certainement place à un peu plus de caractère en cuisine (nous préférerions, par exemple, un plat de pâtes des plus éclatés à une portion monstrueuse comme celle qui nous a été servie), mais les amateurs de cuisine italienne en nous ont été ravis par le goût et la qualité de ce qui nous a été servis.



On y va pour: découvrir les classiques de la maison.

On y retourne pour: les plats paesano, des plats plus rustiques élaborés par le chef, sur une base quotidienne, et pour les soirées barbecue sur la terrasse l'été.

Le Macaroni Bar
4448 avenue St-Laurent (à l'angle des rues St-Laurent et Mont-Royal)

Prix: 128$ pour trois entrées, un plat principal, un dessert et une bouteille de vin (taxes incluses). Un minimum de 20$ par personne est exigé (sur le menu, en tout cas).

Fudge Biscuits et crème


Cette recette n'en est pas vraiment une. Une gourmandise, certes, mais une recette ? Pas du tout. C'est probablement le cheat fudge le plus connu depuis les années 70, auquel on a ajouté un peu de croustillant, pour reproduire le goût célébré des fameux Cookie n' cream de Hershey. Si vous aimez le chocolat blanc ou les Oreo (ou les deux !), c'est un plaisir assuré !

Ce qu'il vous faut:

- 18 onces ou 540 grammes de chocolat blanc à 28% de cacao - c'est important de prendre du vrai chocolat blanc (même si c'est plus cher) que les fausses pastilles de chocolat blanc qui sont à base d'huile de palme hydrogénée. Comme c'est une recette qui ne comporte que trois ingrédients, investir sur la qualité est un gage de succès.
- 1 boîte de lait condensée sucrée (type Eaglebrand)
- 20-25 biscuits Oreo, grossièrement hachés au couteau


Modus:
  • Dans une casserole, à feu doux, combiner le chocolat blanc et le lait condensé sucré. Remuer sans arrêt jusqu'à ce que le chocolat soit entièrement fondu et que le mélange soit homogène.
  • Retirer la casserole du feu et incorporer les morceaux de biscuits Oreo.
  • Verser le mélange dans un moule (8x8) légèrement beurré.
  • Réfrigérer au moins 2h pour que le mélange soit ferme, et couper en petits carrés.

mercredi 19 janvier 2011

Soupe de champignons à la purée de pois chiches


Et oui, ça semble assez curieux vite comme ça, mais la purée de pois chiches est un tour de passe-passe qui donne un petit boost protéiné à cette soupe plutôt classique. Je m'attendais à un profil de saveur assez robuste (les champignons, le porto, le thym...), mais avec l'ajout des herbes fraîches, des oignons verts et du yogourt (ou de la crème de soja, pour une version végétalienne), on obtient une soupe très légère et très fraîche, qui n'en est pourtant pas moins réconfortante qu'une casserole hivernale.

À accompagner d'un bon morceau de pain, de tartines ou de morceaux fromages pour un repas complet.

Ce qu'il vous faut:

- 350 grammes de champignons café (Cremini), tranchés
- 1 petit oignon blanc, finement émincé
- 2 ou 3 gousses d'ail, finement émincées
- 1 échalote grise, finement émincée
- 2 ou 3 branches de thym, effeuillées
- 1/4 de tasse de porto ou de vin de Madère
- 6 tasses de bouillon de légumes
- Poivre du moulin
- Sel

- 3/4 de tasse de purée de pois chiches nature, maison ou du commerce (hummus)
- 2 oignons verts, très finement émincés
- 1 poignée de persil plat, émincé
- Yogourt nature ou crème de soja, pour garnir



Modus:
  • Dans une casserole de grandeur moyenne, faire chauffer deux cuillères à soupe d'huile d'olive et y faire tomber l'oignon et l'échalote à feu moyen. Cuire jusqu'à ce que les oignons soient translucides, environ 5 minutes.
  • Ajouter les champignons, saler et poivrer et cuire encore 10 minutes, jusqu'à ce que le liquide des champignons se soit évaporé.
  • Incorporer l'ail et cuire une minute en remuant, pour éviter qu'elle ne brûle. Déglacer avec le porto et laisser réduire du 2/3, en râclant le fond de la casserole pour détacher les sucs de cuisson.
  • Ajouter le bouillon de légumes et le thym et porter à ébullition. Réduire le feu et cuire en frémissant entre 20 et 25 minutes.
  • Retirer la casserole du feu et incorporer la purée de pois chiches en fouettant à la fourchette.
  • Déposer le 2/3 de la soupe dans un mélangeur et réduire en purée lisse. Remettre la purée dans la soupe et chauffer jusqu'à ce que le mélange frémisse.
  • Incorporer les oignons vert et le persil et rectifier l'assaisonnement.
  • Servir dans des bols chauds et garnir d'un peu de crème de soja ou de yogourt nature.

lundi 17 janvier 2011

Orzo crémeux à la carbanora, version Laurent Godbout


J'ai pigé cette recette dans Comme au chalet de Laurent Godbout, un livre que j'ai feuilleté et re-feuilleté mais avec lequel je n'ai pas souvent cuisiné. À l'exception des croquettes de macaroni au fromage et au lard, des nachos au chili con carne et d'une guedille de poulet à la mangue, je ne me suis pas attelée à la confection des superbes recettes de Laurent Godbout, et c'est une erreur, parce que certaines ont l'air vraiment somptueuses. Ce soir, après une première journée au travail depuis six semaines, j'ai eu envie d'un vrai plat réconfort, crémeux et fromagé à souhait, et j'ai trouvé la perfection dans cette recette de pâtes à la carbonara, qui, au contraire de celle que je fais d'habitude, contient beaucoup de crème. De la vraie crème. À 35% de gras.

Bien quoi ! On ne peut pas toujours manger des légumes et du tofu. ;)


Ce qu'il vous faut (pour 3 grosses portions ou 4 portions modérées):

- 300 grammes d'orzo
- 4 tranches de bacon d'environ 0,5 cm d'épaisseur (ou environ 90 grammes de lardons), coupées en bouchées
- 1/2 oignon blanc, finement émincé
- 1 gousse d'ail, écrasée
- 1/4 de tasse de vin blanc sec
- 1/2 tasse de crème 35%
- 1/4 de tasse de parmesan râpé
- 1 petit oignon vert, très finement émincé
- 1 petite poignée de persil plat italien, émincé
- Poivre du moulin

- 3 ou 4 oeufs (selon le nombre de personnes), pochés durant environ 1 minute et demie



Modus:
  • Porter un grand chaudron d'eau à ébullition et saler abondamment. Cuire l'orzo jusqu'à ce qu'il soit al dente (retirer une minute au temps de cuisson écrit sur l'emballage). Égoutter, huiler très légèrement et réserver.
  • Dans une grande poêle, faire dorer le bacon à feu moyen-vif jusqu'à ce qu'il soit presque croustillant. Égoutter partiellement au besoin.
  • Ajouter l'oignon et l'ail et frire encore une minute.
  • Déglacer avec le vin blanc et laisser réduire du 2/3.
  • Incorporer la crème et porter à ébullition.
  • Verser l'orzo dans la poêle et combiner à la sauce. Incorporer le fromage, le persil, l'oignon vert et le poivre (réserver une partie de ceux-ci pour la garniture). Touiller pour obtenir une texture homogène.
  • Dresser l'orzo dans des assiettes chaudes et déposer un oeuf poché sur chaque portion.
  • Garnir du reste de l'oignon vert, du persil et du poivre.



dimanche 16 janvier 2011

Le paysage culinaire de la République Dominicaine

Je ne me suis pas encore remise à cuisiner (enfin, à l'exception de l'énorme chaudron de sauce à spaghetti que j'ai fait hier !), mais j'ai pensé vous partager quelques souvenirs de voyage, sur le thème de la bouffe et de la gastronomie, bien sûr !

Espadons frais et bar à poisson du banquet de la St-Sylvestre

Encore du poisson !

Poissons, crabes et autres fruits de mer frais.

Porcelet entier rôti à l'ananas, typiquement dominicain.

Poêlées de homard à la crème et au citron.

Champagne !

Cuisine traditionnelle dans une maison dominicaine.

Cacao, origan, café.

Cabosse de cacao.

Fruits et légumes-racines.

Dégustation de canne à sucre.

Dégustation d'eau de coco.

Petits crabes à carapace molle.

Taguée !

J'ai reçu la tague de Lou, du blogue Au gré du marché, que j'affectionne particulièrement pour ses superbes photos et ses inspirations culinaires, qui ressemblent beaucoup aux miennes. Le but du jeu ? Partager avec vous quatre résolutions, réalistes ou non, et les illustrer en photo, avant de taguer quatre personnes à notre tour.

On va bien finir par faire le tour de la blogosphère !

Comme je vous ai déjà fait part de mes résolutions strictement culinaires ici, je vais essayer d'en trouver quatre nouvelles à partager avec vous.


1. Des livres... et des livres ! Je prépare un projet de critique de livres de recettes depuis l'été 2010, et avec mes différentes occupations, j'ai toujours remis à plus tard la rédaction de ma première critique. En 2011, je veux vous faire part de mes coups de coeur, et je le ferai !



2. Des gaufres et de la crème glacée. Je souhaite m'équiper de ces deux appareils cette année. Le premier, pour Chéri qui adore les gaufres belges, et le second pour Chéri encore, qui adore la crème glacée. Par contre, je dois admettre que j'ai des sueurs juste à penser à la richesse d'une crème glacée chocolat et Frangelico maison ! Miam...


3. Des lectures et un mémoire. L'année 2011 sera assurément celle du dépôt de mon mémoire de maîtrise. Ce n'est sûrement pas quelque chose dont je parle souvent ici, mais c'est quand même ce qui m'occupe le plus dans la vraie vie. Ma résolution, c'est d'y consacrer toutes mes énergies et d'en faire ma priorité numéro 1, jusqu'en avril, date souhaitée de la fin de la rédaction.



4. Projet surprise ! Cette résolution, je la fais devant vous et à moi-même, mais je ne peux vous en révéler le contenu tout de suite. Sachez néanmoins qu'il y a tout un projet qui s'amorce pour Presque végé en 2011 et vous en serez les premiers informés.

Maintenant, pour mes quatre tags...

Bridge, du blogue Les cinq sens
Kim, du blogue Les aventures culinaires de Kiki
Joëlle, de chez Cuisine La Bine
Mélanie, du blogue La tête dans le chaudron

À votre tour de faire circuler la tague ! :)

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