Le film est amusant et bon enfant: ce n'est pas la chose la plus substantielle du monde, mais l'univers gastronomique qui nous est révélé est le plus sain qui soit: de la viande, de la crème, et du beurre, bon sang, que de beurre ! Bref: un film dont le compteur calorique disjoncte dès les premières minutes et remet à sa place la cuisine dans le coeur des gens. Si donc, j'ai trouvé les turpitudes sentimentales entre Julie Powell et son mari un peu longuettes, voire carrément inutiles, l'enthousiasme bon enfant que transcendaient Julie et Julia à l'écran ne peuvent que rendre les gastronomes (ce que nous sommes) heureux, et leur donner envie de se péter la panse avec des litres de sauce à la crème (ce qui est actuellement mon cas). De même, je soupçonne Chéri de rêver secrètement de pouvoir sauter dans une génoise au chocolat, couverte d'amandes effilées, comme le faisait le mari de Julie dans le film.
Honnêtement, le film est presque entièrement porté sur les épaules de Meryl Streep, qui incarne la très grande et très carrée Julia Child avec beaucoup de gestes et d'emphase. Ça marche. J'ai rarement vu quelqu'un qui jouait aussi bien le plaisir gustatif et le plaisir de la vie. Un film qui, en somme, déculpabilise et rend heureux. Un bon divertissement d'été.

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